On avait annoncé ces secteurs intouchables. Pourtant à la lecture du P.L.U. on est en droit de se poser bien des questions.
Quelle réelle protection pour les secteurs naturels que sont l’hippodrome et le parc de l’Argilière ?
En effet, le futur document propose de scinder l’ancienne zone ND, relativement restrictive en termes de constructions, en deux parties :
une partie correspondant à l’hippodrome et au parc de l’Argilière serait maintenue en zone naturelle dite NL, une deuxième partie aujourd’hui
construite et affectée essentiellement à des équipements sportifs et scolaires serait classée en zone UBL afin de permettre «des travaux sur les
équipements existants».
Ce choix appelle plusieurs remarques :
La partie strictement naturelle, zone NL, n’accueillant aujourd’hui aucune construction si ce n’est le vestige de l’ancienne briqueterie dans
le parc de l’Argilière, fait l’objet d’un zonage strict. Il est alors surprenant que le règlement rédigé pour cette zone évoque dans tous ses articles des constructions possibles. Ainsi, l’article 2 (page 108 du projet de règlement) autorise sous conditions, les constructions à usage d’habitation. Les autres articles sont tous identiques à une zone d’urbanisation. Sommes-nous en présence d’une zone naturelle ou d’une future zone d’urbanisation ?
La partie actuellement déjà construite, future zone UBL, autorise dans son article 2, sous conditions, les constructions à usage d’habitations, mais également les constructions destinées aux bureaux, commerces et hébergements hôteliers.
Le règlement se révèle laxiste à la fois sur les occupations des sols envisagées mais également sur les conditions de leur mise en oeuvre puisque
ni l’emprise au sol, ni le COS ne peuvent apporter des éléments de régulation.
Ainsi, aujourd’hui, il est impossible d’imaginer le devenir de cette zone. La protection de la mare de Pécot en particulier, n’est pas explicitement
exprimée. S’il l’on se rappelle la récente volonté du maire de faire passer dans le domaine public l’impasse de Verdun… On peut nourrir de légitimes inquiétudes sur l’avenir de cette zone.
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