Dans le futur document P.L.U., le vieux Bihorel sera classée en zone UA, c’est à dire identifiée comme étant à protéger pour son cadre de vie, ses paysages et ses bâtiments emblématiques.
Pourtant le nouveau réglement du PLU…
> supprime
L’obligation de 400 mètres minimum de superficie de terrain pour réaliser une construction (article 5, page 14 du règlement).
> assouplit
L’implantation par rapport aux limites séparatives (article 7, page 16). L’emprise au sol des bâtiments qui était au maximum d’1/3 de la parcelle dans le P.O.S passe à 45% pour les habitations et aucune contrainte n’est imposée pour les autres constructions (activités, équipements publics…) (article 9, page 17).
L’article 11 du règlement qui garantit la qualité architecturale qui est bien développé dans le P.O.S, (un paragraphe était rédigé pour garantir la qualité
architecturale des maisons traditionnelles en briques et silex) est vidé de sa substance dans le P.L.U.
> autorise
- les toitures terrasses et un Coefficient d’Occupation des Sols (C.O.S) à 0,45. (art.11, page19 et art.14 – page 23)
Après l’annonce de construction de 200 logements sur la place, le PLU vient renforcer les inquiétudes. Cette parcelle de 5 000 mètres est «gelée». Pourquoi geler une parcelle, si ce n’est pour différer et cacher son futur COS (sans doute, en fait l’absence de COS). Car pour qu’un promoteur trouve une rentabilité, il devra construire 300 à 400 logements et non 200.
Le presbytère (voué à disparaître), le foyer municipal (voué à disparaître…) se trouvent sur des «îlots mutables» c’est à dire susceptibles d’être construits (COS de 1), le square Tamarelle devient constructible…
Tout cela paraît improbable, inimaginable. Replacez la perspective dans le cadre de la fusion et vous comprendrez alors que cette place n’est plus le coeur de la ville, n’est plus celle de la Mairie et devient pour Monsieur Renard (déjà maire de Bihorel) une simple place à contruire.
Le règlement se révèle laxiste sur les occupations des sols envisagées mais aussi sur les conditions de leur mise en oeuvre. En effet, ni l’emprise au sol, ni le COS n’apportent d’éléments de régulation. Il apparaît clairement que, pour un secteur à caractère patrimonial à protéger, ce règlement n’apporte aucune garantie sur la préservation de l’identité du quartier (hauteur, aspect extérieur…) ni sur la qualité architecturale du secteur central et historique de notre commune.