Ce secteur de Bihorel est fortement impacté par le règlement du futur document P.L.U. Sur les espaces déjà construits en logements individuels, le règlement du P.L.U. prévoit la création d’une zone UD qui correspond à l’ancienne zone UF du P.O.S. Elle couvre toutes les constructions individuelles existantes mais englobe également le terrain des Campanules. Dans le P.O.S cet espace était classé en zone naturelle « destinée à des aménagements d’agrément, de détente et de loisirs». Le nouveau règlement crée sur le terrain des Campanules une zone UD vouée à la construction d’une résidence pour personnes âgées…?!
Concrètement le nouveau règlement du P.L.U. supprime
> Un espace vert de 6 400 m2.
Le nouveau règlement du P.L.U. autorise
> les constructions à usage d’habitations, et rien ne permet d’affirmer qu’elles seront destinées à des personnes âgées. Sous conditions, les
constructions liées à l’artisanat, au commerce, aux bureaux et à l’hébergement hôtelier. (article 2-page 63)
> une hauteur de construction de 9 mètres à l’égout, 12 mètres à l’acrotère (art.10-page 68)
> un Coefficient d’Occupation des Sols de 0,60.(art.14 – page74). Mais «le constructeur pourra bénéficier du COS de l’ensemble de la parcelle» y compris celui correspondant à l’espace protégé du fait de la présence de la mare. Ainsi, sur cette parcelle, le COS est pratiquement égal à celui de la zone UB, c’est-à-dire 1 : avec 6 400 m2 de superficie de terrain, le constructeur pourra programmer pratiquement 6400 m2 de surface construite.
Sur l’ensemble de la zone UD, le nouveau règlement du P.L.U. supprime
> une phrase du P.O.S qui interdisait «les immeubles collectifs d’habitation sur les parcelles déjà bâties à usage d’habitat individuel».
> l’obligation d’une superficie de 500 m2 minimum de terrain pour diviser une parcelle
Le nouveau règlement du P.L.U. assouplit
> l’implantation par rapport aux limites séparatives (art.7 – page 66). L’emprise au sol des bâtiments qui était au maximum de 30% de la parcelle dans
le P.O.S passe à 40% pour les habitations et 70% pour les constructions destinées aux services publics et d’intérêt collectif.(art.9 – page 67).
Ainsi, si le P.L.U ne prévoit pas de «mutation progressive» pour le Parc du Chapitre, c’est bien l’image générale du quartier qui peut évoluer rapidement. La cohérence de ces orientations est plus lisible si on les replace dans une logique de fusion avec la commune de Bois-Guillaume (ouverture notamment d’un accès vers Bois Guillaume…).
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