
La diversité des bâtiments du vieux Bihorel peut étonner, les maisons bourgeoises de briques et de silex sont implantées dans des rues pentues ou le long de grandes lignes droites où elles cohabitent avec des bâtisses plus récentes et quelques collectifs.
L’ensemble n’est pas forcément un grand modèle de cohérence, mais cette douce anarchie fait son charme. Les haies vives dépassent souvent sur les trottoirs, quelques poulaillers se font entendre, le toboggan de la piscine ressemble au repaire d’un méchant de James Bond, période Sean Connery. Ce désordre jubilatoire, que quelques étriqués rêvent de réaligner au risque de lui faire rendre l’âme, est une source intarissable pour la prise de vue.
Fred Duval
12 images du Parc de l’Argilière, alors qu’il n’était pas encore sous la neige, pour vous souhaiter une bonne année 2010.
Bihorel avec vous
Lors du Conseil municipal du lundi 14 décembre 2009, le Maire de la commune a présenté ce que l’on nomme le débat d’orientation budgétaire. Ce débat a pour vocation d’annoncer les priorités budgétaires de l’année, deux mois avant le vote du budget qui devrait, lui, intervenir le 8 février 2010.
Fort peu à l’aise sur les questions de finances publiques, le Maire de Bihorel, s’est, comme à l’accoutumé, livré à une présentation décalée sans rapport avec les orientations budgétaires. Par contre, elle annonçait très clairement les orientations à venir sur la diminution du personnel et des services publics de proximité à Bihorel dans la perspective de fusion avec Bois Guillaume. Elle confirmait, en outre, les intentions immobilières de la ville, notamment sur le Chapitre. Au titre de la réduction du personnel et des perspectives de fusion, la présentation est explicite :
J’habite rue Branly, et je pense que notre quartier est l’oublié du PLU.
Malgré de nombreuses demandes, rien n’est fait pour éviter le passage des camions et voitures quatre matins par semaine de 7h30 à 9h15 et à chaque fois que le tunnel de la Grand-Mare est fermé pour accident ou entretien. Dans ces cas, l’air est saturé de gaz d’échappement, et il n’est pas question d’ouvrir les fenêtres d’autant que le bruit est insoutenable. Bien sûr, ces désagréments ne gênent pas tout le monde. Monsieur le maire habitant le centre ville et ne venant jamais dans notre quartier en dehors des périodes électorales ne se sent pas concerné.
Par contre, les enfants qui traversent le carrefour au milieu des véhicules pour se rendre à l’école Coty (sans pédibus bien sûr dans ce quartier) sont en danger.
Attend-on un accident grave pour « faire quelque chose » ?
Il y a aussi le terrain dit « Corneille » qui semble changer de destination au gré du temps et des humeurs de M. le maire, un jour, on n’y touche pas, un autre, on l’aménage ou encore on agrandit l’ex-école. Comment avoir confiance ?
En conclusion et entre autres pour ces raisons, je dis non au PLU.
François Maire.
Le Plateau des Provinces n’est pas concerné par le PLU mais il faut rester vigilant, le « terrain Corneille » peut subitement devenir constructible.
Propriétaire rue Branly, je m’oppose dès maintenant à une éventuelle construction sur cet espace vert, trop proche des maisons et des jardins de la rue Branly, la circulation déjà compliquée rue Corneille deviendrait dangereuse avec des habitants supplémentaires.
Je propose de raser le Foyer Tamarelle qui est dans un état lamentable et qui ne devrait plus être habité. Voilà un terrain parfait pour construire une vraie résidence pour personnes âgées, très près du TEOR, des bus et des commerces. Le PLU la prévoit au Chapitre, si elle sort un jour de terre, elle serait bien loin de tout, mais cela ne semble soucier personne.

Mettez-vous à la place de quelqu’un qui s’intéresse à la « RPA Tamarelle ».
Tiens, il y a des volets fermés, il y a donc des logements libres !
Vous allez voir une assistante sociale à la mairie pour lui demander comment obtenir un studio pour une personne âgée dans cette résidence. Vous apprenez alors que cette résidence n’est pas aux normes pour s’appeler RPA, cependant c’est une résidence avec ascenseur, gardien, repas en salle possible le mercredi midi, les studios ont une cuisine, les personnes, comme dans tout autre logement, peuvent avoir des aides à domicile, leur propre médecin ; les dossiers sont à retirer au 2ème étage de la mairie…Vous y allez, une secrétaire vous donne deux dossiers à remplir et à lui rapporter. Un dossier sera envoyé au bailleur Dialoge, l’autre restera en mairie… Bon !

Mercredi 2 décembre, Guillaume Avisse, élu de l’opposition, et des membres de l’association « Bihorel avec Vous » ont visité le Foyer Tamarelle, R.P.A (Résidence pour Personnes Agées) gérée par le bailleur DIALOGE.
Ce foyer comporte 54 logements (F1 et F2) situés dans un immeuble de 2 étages avec ascenseur. Actuellement, une vingtaine de logements est inoccupée.
Les logements occupés ne le sont pas tous par des personnes âgées.
Certains logements sont vides depuis plus de 2 ans. Raison invoquée : réaliser des travaux d’amélioration et de mise en conformité à l’accueil des personnes âgées…
A ce jour, aucun de ces aménagements n’a été réalisé.
L’hiver 2007-2008, Pascal Houbron nous avait donné une leçon d’humanisme quand, la main sur le cœur, il avait expliqué que – réélu – il ferait de la rénovation du foyer pour personnes âgées Tamarelle, situé au Plateau des Provinces, une des priorités de son second mandat.
2 ans plus tard, nous constatons que les travaux n’ont toujours pas commencé. En revanche, il est devenu prioritaire de construire des logements privés « seniors » sur une des plus belles pelouses de Bihorel, celle des Campanules, au Chapitre. Il semble donc plus simple de dérouler le tapis rouge à des promoteurs privés que d’engager une négociation vitale avec un bailleur social. Nous l’avons déjà dit, mais nous le répétons : le PLU qu’on veut nous imposer est un piteux document sans ambition humaine et la majorité qui le défend confond tout bonnement l’urbanisme avec l’immobilier.
La plus triste des conséquences de ce lapsus intellectuel révélateur est le désintérêt total vis-à-vis de la population du Plateau des Provinces où – à part la pelouse de l’ancienne école Corneille -il n’y a plus de terrains constructibles. Encore une fois, les habitants du Plateau se seront sentis « hors du débat », mais ils ne seront pas les seuls, cette année, à avoir goûté au mépris : le 26 novembre, sur l’antenne de France 3, toujours la main sur le cœur, Pascal Houbron nous a dispensé de nouvelles leçons d’humanisme. Dans un premier temps, il a oublié de remercier les nombreux Bihorellais qui ont participé à la vie démocratique de la commune en jouant le jeu de la consultation publique autour du PLU. Très classe. Puis il a mis les habitants du Chapitre et du Vieux Bihorel en demeure d’accepter la mixité sociale que le PLU est censé engendrer !
Fallacieux, Monsieur le maire : vos nouveaux immeubles de standing ne favoriseront pas la mixité sociale, et nous sommes même en droit de nous demander ce qu’ils favoriseront tout court, à part la circulation automobile et quelques comptes en banque du secteur privé, bien entendu.
Joyeuses fêtes de fin d’année à tous.
Fred Duval