A 6 jours de la réunion des conseils municipaux dans les deux communes, les réactions des maires de Bihorel et de Bois Guillaume ne sont pas à la hauteur de la situation, et sont même, disons le, franchement inquiétantes.
Ainsi Pascal Houbron qui met en doute la légitimité du scrutin au motif d’une « faible participation ».
Argument spécieux s’il en est, venant du premier magistrat qui avait depuis 6 mois les manettes et tous les moyens de convaincre et mobiliser les électeurs/habitants de sa commune ; l’honnêteté commanderait qu’il s’en prenne à lui même et reconnaisse, avant d’imaginer la suite, son échec.
Argument qu’il devrait par ailleurs juste s’interdire d’employer sauf à expliquer qu’un NON émis par 1 811 électeurs est moins légitime que sa propre élection comme premier magistrat avec 1 853 voix en 2008 !?!
Les Bihorellais se sont exprimés ce dimanche : ils rejettent massivement le projet de fusion.
Les résultats ne laissent en effet place à aucune ambiguïté : 66 % de NON ! Le OUI est minoritaire dans tous les bureaux de vote de la commune.
Nous vous informions récemment d’une conférence sur la démocratie locale, tenue à Rouen le 06 juin dernier, en présence de Jean-Louis Bianco et de… Pascal Houbron. Nous étions présents, curieux de mesurer jusqu’où notre Maire pourrait repousser les limites du cynisme. Nous n’avons pas été déçus. Pour peu que l’on sache maîtriser ses nerfs, la soirée fut assez savoureuse, ses interventions pour tout dire… sublimes !
En cliquant sur l’image, vous pourrez lire le compte rendu qu’en fait le bulletin de Darnétal dans son édition du 14 juin.
Une motivation supplémentaire, s’il en fallait une, d’aller voter dimanche pour suivre à la lettre tous les beaux principes dont Pascal Houbron n’a pas cessé de se gargariser ce 06 juin, comme bien d’autres fois auparavant.
G. Avisse

A écouter le Maire de Bihorel, cette ville serait en déclin, déclin financier, déclin démographique, une ville qui se situerait quelque part entre Tchernobyl et Détroit. A ce rythme, l’élu qu’il est, ne sera pas en capacité d’assurer la gestion correcte de la ville, ni même, par exemple, de garantir le financement des associations.
Sur le premier point la démonstration est faite. Le Maire et son équipe municipale se montrent, en effet, incapables de gérer cette ville ; chaque mois, ils montrent la limite de leur compétence à appréhender la complexité de la gestion municipale. Les indicateurs financiers du compte administratif sont de ce point de vue, chaque année, plus impitoyables. Chaque année, près de 50 % des investissements ne sont pas réalisés, quand il ne s’agit pas du budget de fonctionnement qui montre des reports de crédits importants. Concrètement, cela signifie que le travail n’est pas fait !

« La ville de Bihorel dispose d’une superficie de 250 hectares et se caractérise aujourd’hui par un urbanisme relativement dense » (3 371 habitants/km2 à Bihorel, 1 511 habitants/km2 à B-G), cet argument que les élus de « Bihorel avec Vous » ont souvent employé pour combattre le PLU (Plan Local d’Urbanisme), et notamment combattre la volonté du maire de densifier encore plus la commune, est aujourd’hui un argument utilisé pour justifier la fusion. Pas simple à comprendre ! Mais essayons de suivre le raisonnement !
Pour le maire de Bihorel urbanisme et immobilier sont synonymes. L’essentiel de l’action du Maire actuel consiste à permettre à des promoteurs immobiliers de construire, dans n’importe quelle condition. Pourtant, selon lui, puisque le territoire de la commune est contraint c’est une chance de pouvoir l’étendre à l’ouest, sous-entendant par là même, que c’est sur l’actuel territoire de Bois-Guillaume que se feraient toutes les constructions nouvelles…
Au-delà du fait qu’il faudrait justifier de la pertinence de construire toujours plus, il serait intéressant de confronter les propos du Maire de Bihorel, ceux des élus de Bois-Guillaume et les actes des uns et des autres.
« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément » (Nicolas Boileau)
Si l’on tient pour juste cette phrase de Nicolas Boileau, le projet de fusion des maires de Bois-Guillaume et de Bihorel semble bien marqué du sceau de l’opacité et de la confusion, sans parler de celui de l’infamie liée au déni de démocratie qu’il constitue.
Dans le silex n°11, qui paraîtra mi juin, nous reviendrons sur les raisons qui nous amènent à nous opposer à cette fusion. Mais avant cela, il semble utile, cohérent, logique de s’arrêter au préalable sur les motivations énoncées par les deux maires pour justifier cette fusion.
Celles-ci se contredisent régulièrement, évoluent en fonction du temps et de l’auditoire. Certaines ont duré le temps d’une réunion, d’autres sont en revanche plus constantes, ce ne sont pas pour autant les moins absurdes.
Cependant, aucune ne permet de comprendre les raisons profondes qui guident ces deux élus ni même la nature des moyens employés pour parvenir à leurs fins.
Ce n’est pas compliqué, il faut simplement être sûr de son droit.
Après celle du foyer municipal le 19 mai dernier, BIHOREL AVEC VOUS continue de rencontrer les Bihorellais à l’occasion d’une nouvelle réunion publique, vendredi 17 juin- 18h30 à la salle du Chapitre, pour expliquer les raisons de son rejet de la fusion.
Venez nombreux échanger avec nous autour de l’avenir de notre commune qui sera scellée lors de la consultation du dimanche 26 juin.
Alors que les Maires de Bihorel et Bois Guillaume ont bien du mal à nous démontrer les mérites avérés de la fusion, il n’est guère besoin d’aller très loin pour trouver des exemples de fusion avortée ou à laquelle il est mis fin.
La presse locale s’est ainsi fait récemment l’écho dans deux articles (cliquez sur les images en fin de billet pour en prendre connaissance dans leur intégralité) du divorce programmé de Saint Lucien et Sigy dans le pays de Bray, et du rejet du projet de fusion entre Le Neubourg et Vitot dans l’Eure .