Jean-Baptiste Prévost, actuellement en dernière année de science Po et en Master I d’Histoire, vient de succéder à Bruno Julliard en tant que président du syndicat étudiant UNEF.
Bihorel est une ville agréable, où j’ai passé de très bonnes années dans mon enfance et pendant ma scolarité à Raymond Larpin ou à Michelet. Le cadre de vie et la proximité avec Rouen sont des atouts. Peut être est-ce aujourd’hui une ville « trop âgée », « endormie », « cloisonnée »… quoi qu’il en soit, je m’y suis parfois un peu ennuyé, mais elle m’a toujours plu.
Pour être franc, j’ai peut être un regard un peu extérieur car je n’y vis plus en permanence, mais j’y garde des attaches. J’ai parfois le sentiment qu’elle devrait se donner les moyens d’être plus dynamique notamment sur le plan culturel ou associatif, plus tournée vers ses jeunes, plus entreprenante. La proximité de Rouen ne doit pas être une excuse pour ne pas développer la ville sur ces plans… Peut-être faudrait-il plus de lieux de vie et de rencontre (bars, point presse, cafés) et en particulier pour les jeunes. Et puis il faudrait travailler à « unifier la ville », entre le vieux Bihorel, le Chapitre et le Plateau des Provinces. On a parfois l’impression de mondes qui s’ignorent, d’une ville cloisonnée. Enfin, l’éducation me parait très importante également. Bihorel compte beaucoup d’écoles et doit aider à les dynamiser. Par contre, je trouve choquant que l’Etat oblige les municipalités (à Bihorel et ailleurs !) à financer la scolarité des enfants dont la famille fait le choix des écoles privées. La liberté de choix peut exister, mais de là à l’encourager en entretenant et en organisant la concurrence scolaire avec l’argent public ! La priorité doit aller à l’enseignement public.
D’être à l’écoute évidemment, et pas seulement de ceux qui viennent spontanément donner leur avis, mais aussi de la majorité silencieuse qui ne s’exprime que dans l’isoloir et qui a souvent beaucoup à dire. Je crois également que la future équipe municipale devra être à l’image de toute la ville, de toute la population, et de tous ses quartiers. Prendre en compte la jeunesse, les milieux socioprofessionnels les plus modestes, ainsi que certains quartiers peu visibles me parait une nécessité. La diversité sociale et générationnelle est une chance.
Merci, Jean-Baptiste.
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