Coty

Vacances obligent, nous sommes honorés de la présence de Monsieur le maire pour ce conseil d’administration du CCAS. Eh oui, Monsieur le maire, les vacances de février durent deux semaines, je vous ferai parvenir le planning pour l’année 2010, afin que vous évitiez de caler une réunion sur la fusion pendant les vacances de la Toussaint !!

Ceci étant dit, ce conseil d’administration fut sans surprise, ni au niveau du vote du budget, ni au niveau des dossiers présentés qui se suivent et se ressemblent. C’est donc dans une certaine sérénité que nous avons pu débattre, en fin de séance, de deux ou trois questions de fond comme par exemple l’augmentation des redevances des appareils de téléalarme.

Ces appareils permettent aux personnes âgées (les plus de 60 ans sont au nombre de 2170 à Bihorel, soit pratiquement une personne sur 4 !!), souvent seules, de garder une certaine autonomie tout en étant en sécurité. La commune achète régulièrement de nouveaux appareils, en mutualisant cet achat avec 5 communes.

Aujourd’hui la ville dispose de 81 appareils, dont la redevance augmente chaque année. Déjà, l’an dernier, Firouze Djoubri-Michel et moi-même avions argumenté pour convaincre les membres du CCAS de ne pas répercuter une augmentation de 4% sur les utilisateurs. Nous avions obtenu satisfaction. Cette année, Rouen propose une augmentation de 2,65%. De la même manière que l’an dernier, j’ai fait remarquer que peu de choses augmentent d’un tel pourcentage, et sûrement pas les revenus des personnes âgées. Je me suis donc abstenue alors que les autres membres du CCAS ont voté pour, en précisant qu’une aide individuelle pourrait être mise en place si besoin.

Après l’exposé de deux dossiers, Monsieur le maire s’inquiète des conséquences de l’arrivée de deux familles en difficulté grâce au « contingent préfecture ». La préfecture, tout comme la mairie, dispose d’un certain nombre de logements pour lesquels elle peut proposer des locataires qui sont soit de jeunes fonctionnaires, soit des familles. Les jeunes fonctionnaires étant de plus en plus rares ou plutôt, si le couple a deux emplois, ne rentrant plus dans les plafonds du logement social, les futurs locataires sont des familles.

« Nous voulons bien faire preuve de solidarité et nous ne refusons pas la mixité sociale, bien au contraire m’explique Monsieur Houbron, mais force est de constater que ces familles sont toutes logées dans le même immeuble, ce qui quelque part recrée un ghetto. »

« Si plus d’immeubles étaient réhabilités, le bailleur pourrait proposer des appartements de qualité dans plusieurs immeubles, mais Bihorel n’est pas situé dans un périmètre ANRU ». Donc Dialoge n’a pas les moyens de réhabiliter. C’est un nouveau cheval de bataille de Monsieur le maire, puisqu’il a déjà évoqué cet argument pour expliquer l’attentisme du bailleur Dialoge, au conseil municipal du 08 février.

Les deux familles concernées habitent maintenant à Bihorel mais les enfants sont toujours scolarisés à Rouen. De ce fait, les familles, n’habitant plus la commune de référence, doivent payer (ou du moins essayer) le prix fort à la cantine. Paradoxe de cette situation, les enfants ne viennent pas dans les écoles de Bihorel mais nous payons la cantine à Rouen puisque, bien sûr, nous avons accepté d’aider ces familles.

Ces cas précis me permettent d’aborder un autre sujet, à savoir le nombre d’enfants dans les classes de Coty depuis que l’école Corneille est fermée. Répondant à ma question sans préciser le nombre d’enfants par classe, Monsieur le maire est obligé de reconnaître que les classes sont surchargées et que la Ville oriente les parents vers les écoles  Méliès ou Macé !

« Comme je sais que certains parents le souhaitent de toute façon… » !

Aux dires de certains parents du quartier, les enfants sont déjà 30 par classe, voire plus !

Oui, certains parents souhaitent inscrire leurs enfants ailleurs qu’à Coty, c’était déjà un fait avant que les classes soient surchargées. Il est à craindre que ce sentiment soit renforcé avec des classes à 30 enfants !!!

Peut-être qu’une petite approche prospective de la démographie, en particulier sur le Plateau des Provinces, aurait été nécessaire avant de fermer Corneille. Ah bon, nous l’avons déjà dit et maintenant c’est trop tard !!!

Dommage !!!

Martine Laconde