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L’hiver 2007-2008, Pascal Houbron nous avait donné une leçon d’humanisme quand, la main sur le cœur, il avait expliqué que – réélu – il ferait de la rénovation du foyer pour personnes âgées Tamarelle, situé au Plateau des Provinces, une des priorités de son second mandat.

2 ans plus tard, nous constatons que les travaux n’ont toujours pas commencé. En revanche, il est devenu prioritaire de construire des logements privés « seniors » sur une des plus belles pelouses de Bihorel, celle des Campanules, au Chapitre. Il semble donc plus simple de dérouler le tapis rouge à des promoteurs privés que d’engager une négociation vitale avec un bailleur social. Nous l’avons déjà dit, mais nous  le répétons : le PLU qu’on veut nous imposer est un piteux document sans ambition humaine et la majorité qui le défend confond tout bonnement l’urbanisme avec l’immobilier.

La plus triste des conséquences de ce lapsus intellectuel révélateur est le désintérêt total vis-à-vis de la population du Plateau des Provinces où – à part la pelouse de l’ancienne école Corneille -il n’y a plus de terrains constructibles. Encore une fois, les habitants du Plateau se seront sentis « hors du débat », mais ils ne seront pas les seuls, cette année, à avoir goûté au mépris   : le 26 novembre, sur l’antenne de France 3, toujours la main sur le cœur, Pascal Houbron nous a dispensé de nouvelles leçons d’humanisme. Dans un premier temps, il a oublié de remercier les nombreux Bihorellais qui ont participé à la vie démocratique de la commune en jouant le jeu de la consultation publique autour du PLU. Très classe. Puis il a mis les habitants du Chapitre et du Vieux Bihorel en demeure d’accepter la mixité sociale que le PLU est censé engendrer !

Fallacieux, Monsieur le maire : vos nouveaux immeubles de standing ne favoriseront pas la mixité sociale, et nous sommes même en droit de nous demander ce qu’ils favoriseront tout court, à part la circulation automobile et quelques comptes en banque du secteur privé, bien entendu.

Joyeuses fêtes de fin d’année à tous.

Fred Duval