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Ce n’était pas notre programme, cela ne nous interdit pas pour autant d’observer ce qui se fait, ce qui se réalise avec nos impôts et sans notre avis.

Nous ne sommes pas dans une opposition systématique et partisane, nous ne souhaitons pas mettre Bihorel sous cloche, mais nous regrettons que la majorité en place n’ait pas une vue d’ensemble de ce qu’il faudrait réaliser dans la commune. Sur la circulation, pas d’enquête véritable, complète. Pour les espaces verts, pas de résolution affirmée de protection. Nous ne confondons pas la verdure des jardins privatifs  avec celle des espaces publics, contrairement  à ce qu’en avait dit la représentante du cabinet d’étude pour le PLU choisie par la mairie.

Que voit-on ici ou là ? Des confettis d’actions décousues, mises en places parfois pour faire plaisir à l’un ou à l’autre, voici quelques exemples :

- la rue St Denis qui devient en impasse dans les deux sens donc quasiment privée.

- la rue Michelet avec un stationnement bilatéral formalisé par des plots, alors que dans les rues parallèles le stationnement est alterné par quinzaine.

- une circulation en sens unique pour une rue pendant un temps (République, La Hêtrée), puis changement de sens.

- des câbles électriques enterrés là, (bien !) mais avec quelles perspectives pour la poursuite  de l’enfouissement ?

- des trottoirs rénovés rue Utrillo au Chapitre sans échéancier pour la suite, sans planification, sans prise en compte des vœux ou avis des habitants concernés, à quoi servent donc les comités de quartier ?

- un carrefour aménagé à grands frais (Lecoq-Roy), alors que des carrefours ou lieux de passages piétonniers fréquents auraient dû avoir la priorité d’aménagement pour être sécurisés.

- un espace et un bâtiment sont vendus hâtivement à l’entreprise Clemessy, pour un million d’euros, alors que leur utilisation aurait pu permettre un regroupement des services d’entretien communaux dispersés en de multiples endroits, dans des lieux inadaptés. Cela pour envisager, avec la somme récupérée et avec un très gros supplément,  la construction d’une salle des fêtes sur l’hippodrome, espace vert qui devait être complètement protégé !

- pas de recensement de la population enfantine dans le quartier d’immeubles proche de l’espace Corneille mais fermeture de l’école maternelle de proximité.

- construction d’un nouveau vestiaire sportif pour un coût proche d’un million d’euros ; était-ce une obligation ou une priorité ?

- des aménagements neufs : barrières, rambardes, plots, rampes, clôtures de jeux, garde-fou, bancs, totems de n’importe quelle couleur, cela ne montre pas une unité dans l’équipement de notre ville, et, on néglige les rambardes très anciennes, le long du square de la place de l’église et le bel ancien bec de gaz aux mauvais soins de la rouille…

Nous découvrons donc ici ou là des aménagements sans lien général entre eux.

La programmation des gros travaux, s’il y en a une, est à reconsidérer, et ce serait correct de l’annoncer lors des conseils municipaux.

Michel Arson