Je suis venue vous dire mercredi dernier que je n’étais pas d’accord avec le PLU tel que proposé, bientôt sans doute imposé par la municipalité.
Exercice difficile pour un citoyen non au fait des règles d’urbanisme. A nos demandes d’explications, à nos interrogations légitimes, nous recevons du Maire des non-réponses, nous expliquant que nous n’avons rien compris et qu’il faut sortir de l’immobilisme uniquement dicté par notre égoïsme de propriétaire de quartier favorisé…
La hausse de population ne se décrète pas, il ne suffit pas de construire des logements, pour qu’une population jeune avec enfants s’installe à Bihorel… Savez-vous que depuis plusieurs mois dans l’immeuble de ma belle-mère au Poitou, plateau des Provinces, il y a trois appartements à vendre, des surfaces correctes 70/80 mètres carrés proposés au prix d’un studio dans le neuf à Rouen et qui ne trouvent pas preneur… Le Plateau des provinces n’est pas attractif, c’est un quartier sans vie et qu’on va laisser sans vie puisque dans le PLU rien n’est proposé.
La crèche de Bihorel est saturée, une école primaire a été fermée avec l’assentiment de la municipalité qui a laissé faire… Le Plateau des Provinces sera bon à raser dans quelques années si on continue à s’en désintéresser (quelques bouts de pelouse, quelques commerces bien tristes, des impôts locaux faramineux pour des appartements bien modestes, des charges énormes d’où l’urgence de prendre en compte la problématique de développement durable, la circulation lorsque le tunnel est fermé).
Là était le grand chantier, là dans le PLU, rien n’est pourtant prévu.
Les règles d’urbanisme existantes me paraissent amplement suffisantes. Sur un terrain de 1 400 mètres carrés au bout de ma rue, on a construit six maisons (qui ne figurent d’ailleurs pas sur les plans exposés tant la carte de référence est obsolète: 2005 pour discuter du PLU 2009 ! ). Il suffit de se promener à pieds pour constater que les agrandissements de maison et les divisions de terrain se sont multipliés.
S’il manque des recettes fiscales, il suffit de demander la révision des valeurs locatives, de prendre en compte les agrandissements autorisés ou non et de moins dépenser…
Non, il ne faut pas brader nos jardins aux profits de promoteurs privés qui construiront des appartements chers juste bons à procurer des crédits d’impôt à des investisseurs. Je revendique des poulaillers (j’ai des poules), non des cages à poules.
Quid de la circulation et du stationnement des véhicules supplémentaires liés aux 150 à 200 logements prévus ? (La circulation dans le centre de Bihorel est déjà suffisamment prise de tête depuis quelques mois…).
Je m’interroge aussi sur le projet ( ?) de maison de retraite – sans doute gérée par le privé à des tarifs mensuels prohibitifs – qui pourrait s’installer au Chapitre… Projet louable mais beaucoup trop éloigné du « centre ville ». Faut-il parquer les anciens le plus loin possible de la mairie, de l’église ou du marché, de la poste ? Ne nous faisons pas d’illusions, il n’y aura jamais trois coeurs de ville (Vieux Bihorel, Plateau des Provinces, Chapitre).
Pour en terminer, je m’étonne que l’on passe tant de temps, que l’on dépense tant d’argent à élaborer un PLU alors même que la fusion avec Bois Guillaume est à l’ordre du jour et que cette absorption, car ce sera une absorption, nous permettra d’hériter de leur PLU… Pour notre « PLU grand malheur » !
Brigitte NICOLLE et sa famille
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