
La commune de Bihorel est fortement marquée par sa spécificité. Dans sa partie ancienne, on y vit exactement comme dans un gros bourg. L’habitat est essentiellement composé de maisons individuelles, les gens se connaissent bien. Il en découle une activité associative dense qui attire nombre d’habitants des quartiers des Provinces et du Chapitre.
Nous comprenons le souci de la municipalité. Il est difficile d’admettre une diminution significative de la population sans réagir et tenter d’enrayer ce mal.
Mais, doit-on au seul motif du nombre d’habitants en baisse sacrifier une qualité de paysage et une qualité de vie qui donnent depuis toujours une image attractive et souriante de notre commune ?
Le PLU en l’état est pour nous inacceptable.
L’accroissement trop important des COS (notamment dans notre quartier entre la rue Eugène Le Coq et la rue de l’Argilière) risque d’engendrer une modification radicale du paysage car pour des promoteurs, la possibilité s’ouvrirait de manière évidente d’acquérir des habitations, de les raser et de construire des immeubles en lieu et place.
Nous constatons également l’absence de garantie sur l’hippodrome et ses abords, sur le square Tamarelle, sur la place de l’église…
Globalement, la construction de collectifs privés exigerait des infrastructures indispensables à un surcroît de population, entraînerait une augmentation de la circulation automobile alors que la municipalité est déjà empêtrée dans le problème du détournement routier lié à la surcharge de la route accédant au tunnel de la Grand mare.
L’aménagement de la place de l’église est bien sûr à mettre à l’ordre du jour. N’y a-t-il pas matière à concertation dans ce projet ? Comme nous le disons d’entrée, Bihorel est fait de maisons toutes différentes, construites à la fois bourgeoisement et modestement, ce qui donne un certain cachet. Faut-il vraiment uniformiser et ériger des immeubles sur cette place ? Voyez-y l’animation quotidienne et celle des jours de marché…
Sur un autre plan nous pensons également que la qualité de vie en zone urbanisée (l’agglomération rouennaise) passe obligatoirement par la préservation de lieux moins construits. Bihorel Village est une transition entre Rouen et le plateau des Provinces.
Compte tenu de toutes ces considérations et si le projet devait rester en l’état, nous vous demandons solennellement d’organiser un référendum qui permette aux Bihorellais de s’exprimer en conscience sur un sujet aussi fondamental.
Sophie DIONISI et Jean-Marc BRUNEL
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