Bihorel automne 3 105

Requête contre le P.L.U.

Pour n’avoir pas su pendant des années faire pression sur le bailleur social CIFN-Dialoge, au Plateau des Provinces, pour aménager, rénover, réhabiliter, redistribuer les appartements, Monsieur le Maire et sa Majorité Municipale préfèrent étendre la zone d’habitat concentré sur le quartier situé entre la rue de l’Argilière et la rue E. Lecocq.

Plutôt que de contraindre cette même société à réhabiliter le foyer TAMARELLE, cette même Majorité Municipale préfère confier à des promoteurs privés qui n’attendent que le vote du P.L.U. pour acheter le terrain des Campanules au Chapitre et y construire sans qu’aucune garantie ne soit prévue par ce P.L.U., ou même le P.A.D.D., qu’il sera effectivement réservé à l’implantation d’une résidence de personnes âgées, ni accessible dans des limites abordables financièrement. L’ensemble étant particulièrement éloigné du centre-ville. Mais sans doute a-t-on déjà envisagé la disparition du Centre ?

Aucun projet n’est réellement inscrit sur l’espace intérieur actuellement en friches au Plateau des Provinces pour le réserver comme espace protégé de convivialité.

Quant aux cheminements herbagers reconnus par le P.A.D.D, sans doute s’agit-il du Parc du Chapitre totalement privé sur lequel la ville n’a aucune action possible. Ne subsiste alors que le pauvre chemin  de Beauvais ou chemin de Jeanne d’Arc, en limite de commune avec BOIS GUILLAUME et qui n’est même pas mentionné. On peut craindre aussi l’ouverture du domaine du Chapitre au-delà du terrain des Campanules par un accès sur BOIS GUILLAUME par une voie traversant la voie rapide en direction de la Déchetterie intercommunale.

Je ne vois rien apparaitre quant au plan de circulation pour délester la  rue de Verdun et la rue Caron à caractère départemental. On a préféré déjà faire passer la piste cyclable sur cette voie par souci d’économie, grâce à la participation du Département, au lieu de la faire passer dans la rue J. Roy, nettement plus tranquille. L’argument de la desserte des équipements sportifs et scolaires et de la moindre quantité de rues à traverser a pu l’emporter ; celui de la difficulté de la traversée des parkings de la piscine ou de l’entrée du Collège n’a pas pesé lourd. Et puis bientôt, le domaine de la voirie échappera sûrement à  la Commune qui s’en désintéresse à l’avance.

Par contre, le projet de la salle polyvalente du Champ de courses qui ressurgit après avoir été nié, prévoit sans le dire dans le PLU, mais on le devine par la modification de zonage des environs, qu’il faudra aménager des espaces de parking et des accès conséquents, au détriment des riverains.

Le projet de restructuration immobilière entre la rue de la Paix et la rue de la République semble trop dispendieux et peu compatible avec une circulation automobile déjà très difficile.

Les acquisitions seront inaccessibles à des budgets modestes, même pour ceux qui auront vendu leur maison moins adaptée à leur grand âge, et les baux commerciaux sans doute trop élevés pour que les commerces de proximité puissent s’y maintenir. Que deviendront d’ailleurs ces commerces avec la fusion annoncée des communes, lorsque la centralité de ce quartier ancien aura disparu ?

F. GRIFFATON

Bihorel, le 18 novembre 2009