S’il fallait raconter l’histoire du PLU de Bihorel en bande dessinée, il faudrait d’abord choisir un style de dessin approprié. Comique avec des gros nez, réaliste ou semi réaliste, en noir et blanc ou en couleurs, de ce choix résulterait en partie le ton du récit.
Conscient des avantages et des inconvénients du style choisi, l’auteur devrait ensuite bâtir un scénario éloigné de tout manichéisme. En effet, même si opposer des gentils à des méchants, des Gaulois à des Romains ou des Indiens à des Cow-boys reste une structure narrative efficace, il faut savoir parfois en sortir. Il faudrait expliquer que ce débat est tellement politique – au sens réel du terme, c’est-à-dire au sens de la vie de la Cité – qu’il va bien au-delà des nuances, des sensibilités et des oppositions classiques. L’identité visuelle, culturelle de notre ville centenaire est un enjeu de taille, or sans bon enjeu, pas de bonne histoire.
L’aventure du PLU devrait, enfin, cerner psychologiquement celui qui œuvre depuis des années pour sa mise en place : notre maire. Il faudrait décrire ses motivations, sa façon de ne jamais débattre et de se poser en potentielle victime d’un complot permanent… Ce serait la partie la plus complexe, celle où la bande dessinée sortirait, ou pas, de la mauvaise réputation que lui font encore quelques adversaires de l’image et autres « professionnels de la profession » de rabat-joie.
Efix, auteur de bande dessinée, publié par un éditeur rouennais, viendra de Lyon, jeudi 24 septembre pour nous expliquer comment il a adapté, avec son dessin tout en rondeurs, les angles des nuits de travail en usine décrites par Jean-Pierre Levaray dans ses ouvrages. Vous n’y trouverez ni gentils, ni méchants, juste un homme, prolétaire, qui trouve en l’art une matière de survie.
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