IMG_2831Question de Xavier – blog, 23 juin

A l’heure où j’écris ces lignes (mardi 23 juin 2009 à 22 heures), des successions de camions ne cessent de passer rue de la Prévotière juste derrière chez nous. C’est la seconde nuit consécutive qu’ils sont déviés. Est-ce-à-dire que le tunnel de la Grand’Mare est encore fermé pour la
n-ième fois ?

Ce qui devait être une fermeture au rythme d’une nuit par mois pour travaux de maintenance nous a-t-on dit, s’est transformé à un rythme d’une fois par semaine.

Insécurité, pollution sont désormais notre lot bi-hebdomaire !

Avez-vous des explications à ce sujet ?

Notre maire semble nous dire qu’il y ait pour rien et que c’est une décision de la préfecture…

Réponse de Benoît Pétel – 24 juin

Bonjour,

Malheureusement l’explication est toujours la même : chaque année, le nombre de véhicules (voitures) augmente sur l’ A28, occasionnant des embouteillages réguliers au niveau du tunnel et entraînant la fermeture de ce tunnel aux camions.

Il est en revanche faux de dire qu’il n’existe aucune solution et que l’on ne peut rien faire.

Différentes mesures devraient être prises.

La première, la plus urgente et aussi la plus simple, serait d’interdire les camions sur cette route sur certaines tranches horaires et, ainsi, de les obliger à prendre l’A29 au niveau de St Saens, c’est à dire de les faire contourner par l’ouest. Le Préfet avait pris l’engagement dès l’ouverture du Pont Flaubert de mettre en œuvre cette mesure. Le Pont Flaubert est ouvert depuis près d’un an et… rien !

Les autres mesures consisteraient à envisager sérieusement les possibilités de transport en commun ou de transport alternatifs permettant une réduction du nombre de véhicules sur cette voie.

La piste la plus immédiate, et sans doute la plus efficace concernant votre espace de vie, serait la mise en œuvre d’une ligne Teor en site propre Nord/Sud avec sans doute un parking de délestage au niveau de Bois-Guillaume ou d’Isneauville.

Il existe d’autres pistes. Ces questions sont évidemment complexes et coûteuses mais ce n’est pas une raison pour refuser de les aborder. La situation vécue par de nombreux Bihorellais est aujourd’hui tout simplement inacceptable.

Concernant le Maire de Bihorel, comme d’ailleurs celui de Bois-Guillaume :  ils se désintéressent totalement de la question. Nous avons tenté, sans succès, de mettre au cœur du PADD du Plan Local d’Urbanisme la question des déplacements et du transport. Nous avons plusieurs fois proposé à la majorité municipale de faire cause commune auprès du Préfet et des collectivités pour aborder largement cette question, en vain. Alors que, faut-il le rappeler, le maire de Bihorel est aussi Vice-président de l’Agglomération.

Il a toujours deux réponses toutes faites. La première : c’est la faute du Préfet. La seconde : tout ira mieux avec le contournement Est. La seconde est la pire. Pour deux raisons qui s’additionnent. Primo, ce contournement ne verra sans doute jamais le jour (d’ailleurs il existe aujourd’hui un contournement par l’ouest), secundo, s’il devait voir le jour, il ne réglerait pas la question pour Bihorel puisque la réalité est que la majorité du trafic (voiture comme camion d’ailleurs) est pénétrant et non contournant. La seule solution pérenne est donc de réduire le trafic. Pour prendre un exemple simple, parmi d’autres :  un contournement Est, ne changera pas de le fait que 400 à 500 véhicules jour (chiffre non vérifié donné à titre d’exemple) voudront aller de Saint-Martin-du-Vivier à Rouen. En revanche :  une vraie déserte bus (inexistante à ce jour), une liaison TER dynamisée à partir de la gare de Saint-Martin) peuvent impacter directement sur le volume de véhicules. On pourrait prendre l’exemple avec le Chapitre mais aussi en analysant les chiffres du trafic en provenance de Quincampoix, Buchy…

A ce stade, l’association « Bihorel avec vous » et ses élus ont pris, dans la continuité de la pétition faite sur ce sujet, plusieurs initiatives pour solliciter et alerter les autorités compétentes sur la situation de Bihorel et de ses habitants.

Nous espérons que, d’ici septembre, nous pourrons nous faire entendre et faire attendre la voix des Bihorellais. Faute de quoi nous mettrons en œuvre des actions plus radicales.

Dans cette perspective, nous restons à votre disposition pour une éventuelle rencontre permettant d’échanger plus avant sur ce sujet.

Benoit Pétel