Le 29 juin, lors du Conseil Municipal, vous vous apprêtez à voter la fin de la phase d’études du P.L.U.. A partir de ce vote, s’il intervient, s’ouvrira la phase d’enquête publique.
Ce document nous vous l’avons dit et répété est inacceptable !
Inacceptable, car il engendrera par une réglementation permissive et l’accroissement des COS (notamment entre la rue Eugène Le Coq et la rue de l’Argilière et au Chapitre) une modification radicale du paysage urbain et des conditions de vie de tous les habitants de Bihorel (modification liée à la densification par le biais de construction de collectifs privés)
Inacceptable car ce P.L.U. signifiera également la réalisation de projets sur lesquels vous étiez jusqu’à ce jour bien discret : vente du centre ville pour la réalisation d’au moins 200 logements, vente de terrain au Chapitre autour du centre commercial, opération aux contenus très incertains, rue de l’Argilière et sur le terrain des Campanules.
Inacceptable car au-delà de vos assurances verbales, le document que vous nous proposez n’offre aucune certitude. Bien au contraire, l’analyse du règlement proposé démontre l’absence de garantie sur l’hippodrome et ses abords, sur le square Tamarelle, sur la place de l’église…
Ce document d’urbanisme vous l’aviez imaginé depuis longtemps. Bien avant les élections municipales. Vous aviez également envisagé bon nombre des projets qui surgissent maintenant.
Malheureusement, à aucun moment avant les municipales, vous n’avez clairement annoncé vos intentions. Pire, pour certaines, vous les avez sciemment cachées à la population (projet du centre ville).
Vous avez également caché, lors de cette élection, votre projet de fusion avec Bois-Guillaume.
Pouvez-vous soutenir, Mesdames et Messieurs les élus de la majorité qu’une information claire, transparente sur ces deux sujets auraient produit les résultats électoraux que nous avons connus ?
Votre démarche n’est pas compréhensible. Vos arguments n’ont aucun fondement et ouvrent, à dire le vrai, des questionnements sur vos motivations et la conception que vous avez de la gestion d’une commune et de l’intérêt général. Trop de non-dits, de choses inintelligibles, pour les citoyens que nous sommes, semblent guider vos actes.
Un document d’urbanisme n’est ni de droite ni de gauche. Il permet à une population de vivre, là où elle choisit de vivre, dans un équilibre souhaité et partagé, dans le respect d’une liberté de chacun qui n’entrave pas celle de l’autre.
Votre document est l’exact contraire de cette philosophie.
Monsieur le maire, Mesdames, Messieurs les élus, si vous décidez de faire passer en force ce document d’urbanisme, vous prenez la responsabilité de rompre l’équilibre social de Bihorel et ce, pour longtemps.
Nous vous proposons d’y renoncer et de nous mettre au travail, ce que vous nous avez, jusqu’à ce jour, toujours refusé, pour élaborer un document équilibré, consensuel. Cela est possible.
Dans le cas où vous refuseriez de revenir sur ce document, nous vous demandons solennellement d’organiser un référendum qui permette aux Bihorellais de s’exprimer en conscience sur un sujet aussi fondamental.
La fusion que vous avez voulue vous en donne les moyens techniques et financiers.
N’usez pas d’artifices dilatoires pour refuser aux Bihorellais le droit le plus essentiel, celui de choisir la manière dont ils entendent vivre leur ville dans les années à venir.
Guillaume Avisse, Firouze Djoubri-Michel, Rachel Godot, Martine Laconde, Benoit Pétel, Claude Taleb.
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