La semaine dernière, une habitante du « vieux village » a trouvé une injonction de la police municipale dans sa boîte aux lettres. Motif : sa haie, une haie vive, typique du vieux Bihorel, où s’épanouissent de magnifiques roses, n’est pas assez bien taillée.
Après enquête, menée tambour battant par quelques voisins et amis, les roses ne sont pas en cause (on a eu peur ! ) mais – voir document photo – la bouche à incendie ne serait pas assez accessible aux pompiers. Nouvelle directive. Ca rigole pas. Enfin, si : ça rigole, mais pour combien de temps ?
Alors, pas de quoi en faire un drame, mais, en extrapolant un peu, nous sommes en droit de nous interroger sur cet air du temps qui veut que tout soit taillé, bien droit, aux normes. En gros, arrive l’ère du thuya, militaire au garde-à-vous, qui doucement s’impose au détriment des végétaux moins dociles, voire armés d’épines. Les haies vives permettent notamment aux oiseaux de nicher, elles s’épanouissent depuis plusieurs siècles dans nos vieux quartiers tordus.
Encore une fois, sans vouloir mettre Bihorel sous cloche, défendons-les, entretenons-les et souhaitons qu’à l’avenir, la communication entre la municipalité et les habitantes passe par la parole plutôt que par l’injonction froide, droite, taillée, aux normes…
Fred Duval.
Michel Arson
1 juin 2009 à 07:51
Gare à vous, garde à vous….garde à vue !
La municipalité écrit aux habitants c’est bien…enfin là…était-ce bien indispensable, un petit « bonjour madame, vos roses sont bien belles, mais attention à ne pas laisser trop envahir votre haie vers le trottoir» ; c’est plus convivial la police de proximité!
J’ai a plusieurs occasions entendu des concitoyens se plaindre de ne jamais avoir eu de réponses à leurs courriers envoyés à Monsieur le maire, la communication ne doit-elle pas s’exercer dans les deux sens!
Il est vrai que les sens uniques fleurissent, eux aussi, dans Bihorel.