Les conseillers municipaux des communes de Bihorel et de Bois-Guillaume étaient conviés à une réunion d’information le 15 avril à la salle du Chapitre.
A l’occasion de cette réunion d’information, les 2 maires nous ont exposé un projet sorti de nulle part… qui consisterait à lancer une étude sur la fusion de nos 2 communes !!
Au début de la réunion, le projet a été présenté comme une réflexion sur un rapprochement possible. Après quelques questions, nous avons compris qu’en fait de rapprochement, il s’agissait d’étudier un projet de «fusion simple», c’est-à-dire d’une réunification complète des deux territoires et de leurs organes institutionnels donnant lieu à la création d’une nouvelle entité juridique. En clair, il s’agit de supprimer nos 2 communes et d’en créer une nouvelle…
Comment un tel projet, qui concerne tous les habitants, peut-il être lancé sans avoir été proposé dans le programme de la liste élue en mars 2008 ? Il y a là une question qui restera sans réponse. Pour mémoire, les élus sont les représentants des citoyens et leur mission est de mettre en œuvre un programme choisi par les électeurs.
Cette absence, manifestement préméditée, s’est transformée en une soudaine urgence qui devrait aboutir à une fusion cet automne.
Néanmoins, afin de procéder à une fusion, 3 étapes doivent être respectées :
Où en est-on dans ces étapes ? La réunion du 15 avril qui était au départ annoncée comme une réunion d’information, était en fait une convocation pour un vote concernant la décision de lancer ou non une étude sur la fusion.
Un vote ne pouvait pas avoir lieu à ce stade et dans ces conditions. En effet, pour voter, il faut un conseil municipal dans les règles avec un ordre du jour et une convocation afin de permettre aux élus de travailler en amont sur le projet et de s’organiser sur les pouvoirs en cas d’absence.
Voilà quelques explications sur la forme… Maintenant passons au contenu et aux objectifs de ce projet : ce fut beaucoup plus simple et rapide il n’y en a pas !!!!
Lorsque nous avons demandé au Maire de Bihorel quels sont les objectifs et les enjeux du projet et quels en seraient les avantages pour les habitants : il nous a répondu que l’étude déterminerait tous ces points…
Pour un projet de cette ampleur il appartiendra donc à un cabinet conseil (qui sera choisi par qui ? et comment ?) de déterminer les objectifs et les enjeux… Un comble !
La nouvelle situation que l’on nous a proposée le 15 avril semble quelque peu irréelle.
Dans les semaines qui viennent, les maires des deux communes devront nous expliciter avec un peu plus de sérieux ce qui les guide dans cette démarche anachronique. Il en va de la crédibilité de leur fonction et de cette entreprise qui met en jeu l’intérêt des habitants de Bihorel et de Bois-Guillaume.
Rachel Godot.
Laure
18 avril 2009 à 17:35
Je vois bien une explication à ce besoin de fusion et il ne date pas du 15 avril : permettre à Bois-Guillaume de mieux remplir son quota de logements sociaux imposé par la loi. C’était déjà la volonté de René Seille. A cette époque, René Seille ne voulait pas entendre parler d’une fusion de communes avec Rouen et faisait les yeux doux à Bihorel. Pascal Houbron, lui, avait bien trop peur de déplaire à son mentor, l’ancien député de la 2e circonscription et maire de Rouen, qui lui promettait une place toute chaude pour les législatives de 2007. Vous me suivez ou faut que je développe ? Alors, l’intérêt de Bihorel est encore à trouver, ou peut-être celle de son maire, qu’en sais-je ? Voyons, voyons… Les régionales ? Enfiin moi, ce que j’en dis…
Michel Arson
20 avril 2009 à 13:52
Lire sur ce sujet le blog de Claude Taleb . Il suffit de cliquer sur le lien (2ème ligne des Liens en haut à droite))