ccas-4.jpgVous le savez maintenant, le CCAS, non seulement se réunit régulièrement mais, surtout, l’ordre du jour est souvent chargé. C’était le cas pour la réunion programmée ce jeudi 20 janvier 2009 :

· information sur 15 dossiers traités depuis le dernier CCAS pour une somme de 3 069.30€
· un dossier à examiner pour une aide de prise en charge des frais de séjour à l’hôpital
· un compte d’administration et un compte de gestion à approuver
· une réflexion sur l’affectation de résultat de 2008 avec un excédent brut dégagé au compte administratif qui s’élève à 38 056.36€ (question à poser ?)
· un vote du budget primitif 2009
· une discussion sur l’acquisition de nouveaux appareils de téléalarmes (5 appareils pour un coût de 2 063 €)
· des questions diverses
· et enfin, un test gastronomique puisqu’il était prévu de goûter les repas proposés à domicile, dans le but de vérifier la qualité de la prestation.

Mais ce jeudi-là n’était pas n’importe quel jeudi.

Jeudi noir pour certains, jeudi porteur d’une volonté d’expression citoyenne pour d’autres, ce devait être, pour nous, élus d’opposition et citoyens, un jour de mobilisation.

La question ne pouvait pas ne pas être posée : comment vivre ce grand écart entre une manifestation le matin pour exprimer notre désaccord avec une politique qui accule de plus en plus de gens à la misère et à la précarité, et le soir participer à un comité qui passe en revue les dossiers de gens qui peinent à joindre les deux bouts, à payer leur loyer ou leur mutuelle ? Comment revendiquer le matin un monde plus respectueux des gens, plus juste pour tous, et discuter sur des aides octroyées pour essayer de compenser avec nos petits moyens bihorellais les dégâts causés par cette politique ?

Vraiment non, cela nous a paru trop hypocrite. Il nous a semblé impossible, à Firouze et à moi-même de vivre cette contradiction sur une même journée. Nous avons donc informé madame Lecordier, (qui nous l’espérons aura bien signifié le pourquoi de notre absence) que nous avions décidé de boycotter cette réunion.

Mille excuses aux membres du CCAS, mais ce jour-là, notre place et notre rôle d’élues étaient ailleurs. Ils étaient dans la rue aux côtés de cette foule de mécontents pour être solidaires de tous ceux qui peinent et dont nous retrouvons les dossiers au CCAS.

Mille excuses donc à vous tous que nous sommes sensées représenter dans ces instances.

Ce jour-là, notre rôle d’élues dépassait les limites des murs de la mairie de Bihorel et, avec quelques jours de recul, je ne regrette pas que nous ayons fait un choix LISIBLE pour participer à rendre le message de la rue plus VISIBLE.

Firouze Djoubri-Michel, Martine Laconde.