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Du « brutalement concret »  

Participer au CCAS de Bihorel, comme dans toutes les communes de France j’imagine, a le mérite de vous permettre de relativiser vos propres petits soucis…

C’est du vrai, c’est du concret et même parfois du  « brutalement  concret ». Nous nous doutions, bien sûr, que Bihorel et ses habitants n’étaient pas épargnés par la crise, mais là au moins nous la touchons du doigt dans le détail :

  • des femmes élevant seules leurs enfants et ne pouvant plus payer toutes leurs factures, malgré des budgets très serrés et aucune dépense superflue,
  • des salarié(e)s qui ne peuvent plus subvenir en totalité aux besoins de leurs familles, ceux que les médias qualifient aujourd’hui de travailleurs pauvres,
  • des mutuelles qu’on ne peut plus payer car leurs tarifs ont augmenté, comme le coût de presque tout. Bien sûr, les salaires quant à eux ne se sont pas accrus de la même manière.

Et au final, ce qui choque le plus durant ce CA du CCAS, ce n’est pas tant le fait de traiter des demandes d’aide, car ça c’est une des fonctions premières du CCAS. Ce qui choque surtout, c’est que les demandes d’aides s’accroissent, et touchent désormais différentes couches sociales, notamment des personnes qui travaillent, qui ont un revenu à la fin de chaque mois et qui jusque-là n’avaient jamais eu besoin de demander d’aide. Et le problème est là. Aujourd’hui plus personne n’est à l’abri.

Comme vous l’avez donc compris, une des missions du CCAS est de pallier tant que faire se peut la misère du monde, et en particulier de Bihorel. Nous avons du travail et nous ne sommes pas menacés de chômage. Il est peut être juste regrettable de constater le peu de moyens que nous avons.

Sinon à part ça ?

Dans le même ordre d’idées, nous devions, dans le cadre des festivités de fin d’année, voter les augmentations obligatoires des différents services rendus à la population : augmentation du prix des portages de repas, et de l’abonnement aux téléalarmes (pour ceux qui l’ignorent, la téléalarme est un dispositif qui permet aux personnes âgées vivant seules, d’alerter quelqu’un en cas de problème grave, comme une blessure, une chute…).

La proposition qui nous a été faite pour les téléalarmes, par exemple, était d’augmenter ce service de 4%, la participation par mois passant ainsi de 27,80€ à 28,90€, avec un petit bénéfice de 0,50€ par mois et par abonnement revenant à Bihorel.

Oui, je sais, ce n’est pas clair. C’est pour ça que nous avons posé quelques questions parce que nous sommes les petites nouvelles du groupe !

Donc je vous la fais courte : nous avons un partenariat avec Rouen pour acheter ces appareils de téléalarme, ce qui a permis de bien diminuer le prix d’achat et d’abonnement. Chaque année, Rouen, nous indique le montant de l’abonnement et nous rajoutons un petit pourcentage (entre 1,88% et 1,64% ces dernières années) afin de financer l’achat de nouveaux téléchargements.

« Petits bénéfices » 

Il faut savoir qu’au 01.12.2008, 54 téléchargements étaient installés à Bihorel, 8 étaient en attente de trouver preneur et 4 sont en révision auprès du CCAS de Rouen.

Après ces quelques éclaircissements, nous avons fait remarquer, tout comme Monsieur Mignon, que même si l’augmentation ne représente qu’1,10€ par mois, le fait que cette augmentation est de 4% était « psychologiquement » choquant dans la mesure où l’inflation est de 3,3% et que l’augmentation des retraites est bien loin d’avoir bénéficié d’un tel coup de pouce.

Nous avons donc refusé de valider cette augmentation et proposé que pour cette année 2009, la ville de Bihorel renonce à son petit bénéfice de 0,50€, ce qui ramène l’augmentation au-dessous de l’inflation. Nous avons également souhaité avoir plus d’informations sur les chiffres que Rouen nous propose, nous avons ainsi appris que les personnes âgées de Rouen paieront 25 € pour le même service, ce qui fait quand même une différence de 3 € par mois.
Nous n’avons pas contesté l’augmentation de deux pour cent du prix des repas à domicile, passant ainsi de 8,23 € à 8,39 €. Par contre, suite à une remarque d’une élue de la majorité, nous nous sommes interrogées sur le rapport qualité-prix de ce service.

Pour en savoir plus à ce sujet, il a été proposé de faire une enquête de satisfaction auprès des personnes concernées et même de goûter un repas. Cette dégustation se fera lors du prochain CCAS. On vous raconte c’est promis !!

Martine Laconde, Firouze Djoubri-Michel.