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Jeudi 20 Novembre, c’est devant une cinquantaine de personnes, dont Monsieur le maire, que s’est tenue notre seconde soirée « rencontre-débat »

> Résumé et coup de gueule de Martine Laconde.

Jeudi soir à 20h30 au foyer municipal, l’association Bihorel avec vous a essayé d’élever le débat juste au-dessus de nos réalités quotidiennes, juste au-dessus de nos conversations de comptoirs de bar, juste au-dessus de la météo bien tristounette…

C’était bien ambitieux ma foi, vous faire sortir de chez vous, non pas pour fêter le beaujolais nouveau (nous préférons le vrai beaujolais que nous avions déjà fêté lors d’une précédente rencontre !!), mais pour entendre et voir sur grand écran des réalités qui dépassent notre quotidien mais qui nous concernent directement.La réalité prégnante des migrations climatiques, des bouleversements de populations que l’emballement du dérèglement climatique va entraîner.

C’était dur, c’était récurrent mais avec « Bihorel avec vous » nous n’avons pas envie de fermer les yeux, nous avons envie de savoir, de mesurer l’ampleur de la catastrophe pour essayer d’agir.

Notre association en réunissant Hélène Flautre, députée européenne et les journalistes du collectif Argos, élève le niveau du débat et nous tient concrètement informés. Les 4 ou 5 petits films présentés par le collectif Argos ne laissent aucune place au doute : avant la fin du XXI° siècle, au minimum 150 millions de personnes seront contraintes de quitter leur territoire d’origine, au risque d’acculturation et de perte d’identité, pour faire face aux conséquences du dérèglement climatique.

Pour illustrer cette donnée terrible, nous savons maintenant que les responsables des Maldives construisent une île artificielle protégée de la destruction par les grandes vagues des cyclones et achètent des terrains en Australie pour imaginer un jour déplacer toute la population de leurs îles.

Nous savons que les villages inuits disparaissent du fait du réchauffement de 2 degrés qui fait fondre la banquise, mais que cela renforce la solidarité dans ces communautés.

Nous savons que le lac Tchad est en train de disparaître et avec lui, l’activité de pèche qui faisait vivre toute une population locale.

Vous retrouverez les autres exemples sur le site du collectif Argos.

Mais si vous n’étiez pas là, c’est quand même dommage d’avoir raté, malgré la rigidité du sujet, les éclaircissements d’Hélène Flautre sur le travail de l’Europe sur ces questions.

Nous, Français, qui sommes toujours si pressés de « casser du sucre » sur le dos de l’Europe, nous avons jeudi soir rencontré et entendu une députée qui fait son boulot, qui nous explique comment ces questions sont abordées, comment l’Europe et l’ONU posent un diagnostic sans complaisance et cherchent des pistes d’actions. Nous avons bien compris qu’il nous faudrait dépasser les solutions simplistes et égoïstes qui veulent nous faire croire que nous pourrons mettre en place une « immigration choisie ».

Nous avons rencontré et entendu des journalistes qui affirment leur volonté de travailler autrement, de rencontrer les personnes, de les écouter dans leurs vies quotidiennes et de prendre les moyens d’évoquer ces vies si loin des nôtres mais qui dépendent des nôtres, de nos choix de vie, de consommation, de nos choix politiques…

Alors oui, vous avez raté quelque chose si vous n’étiez pas avec nous jeudi soir. C’était une vraie bonne soirée comme nous avons envie de vous en proposer : une soirée intellectuellement ambitieuse, une soirée contre le fatalisme et les formules toutes faites du genre « de toute façon, on ne peut rien faire ! On ne peut accueillir toute la misère du monde », une soirée pour affirmer la force du collectif, si nous décidons de vivre autrement.

Une soirée conviviale aussi, pour ceux qui avaient prévu de partager un morceau à 19 heures 30.

Alors voilà tout simplement, je me plais à imaginer que cette association à laquelle j’appartiens, élève le débat à Bihorel et j’espère que vous serez nombreux à l’avenir pour nous aider à imaginer d’autres soirées comme celle-ci.

A bientôt,

Martine Laconde.

www.collectifargos.com/