Après trois ou quatre réunions avec le bureau d’étude, la phase de concertation du groupe de travail pour la deuxième partie (et en principe la plus importante) du P.L.U, s’achève avec un petit goût amer. Ce PADD, depuis le début basé sur un diagnostic incomplet voire irréaliste, reste un texte sans grand intérêt pour l’avenir de Bihorel, une énumération de généralités et de vœux pieux. Le travail du groupe n’a rien changé à l’écriture proposée depuis le début par le bureau d’étude.
Tout au long des trois ou quatre réunions de cette période de concertation, l’opposition, devant le silence respectueux des élus de la majorité, a essayé d’influer pour améliorer la copie du bureau d’étude. En vain !
Lors de la dernière réunion, nous avons une fois encore reparlé des trois orientations avec une impression de déjà vu, de déjà dit.
N’avons-nous pas déjà parlé :
- de la diminution constante du nombre d’habitants et de l’intérêt « d’arrêter l’hémorragie démographique ».
- de l’importance de diversifier l’offre de logements : certes mais avec quels moyens pour la garantir ?
- de la protection du patrimoine naturel : oui mais comment le protéger et en même temps proposer de construire sur les derniers terrains restants ?
- de conforter l’activité économique : comment ? par quels moyens ?
- d’améliorer l’offre de commerces de proximité : en mettant en danger le plus important secteur commercial sur le vieux Bihorel ?
etc – etc.
Toutes les questions restent sans réponse bien que nous ayons essayé, les membres du CCVPN et moi-même, de batailler encore sur le manque de prospective démographique, sur l’importance des déplacements pour cette ville, sur les précautions à prendre pour ne pas seulement ouvrir des terrains pour des promoteurs immobiliers… Mais vraiment, le cœur n’y est plus. A quoi sert ce groupe de travail s’il n’a aucune influence positive sur le travail du bureau d’étude, ni sur l’importance d’un PADD plus prospectif et plus ambitieux pour Bihorel ?
Cette réunion a permis cependant de nous informer que les schémas d’aménagement portant sur les trois grands secteurs ne seront pas intégrés au PADD. Suite aux fortes critiques que ces schémas avaient suscitées, et au lieu d’aborder la chose différemment, de tenir compte de nos questions, d’intégrer les remarques du groupe de travail, la collectivité a décidé de supprimer les schémas, lesquels, c’est évident, auraient été largement discutés lors de la réunion publique du 14 novembre.
Monsieur Dantan nous demande de valider ce document afin de pouvoir poursuivre le travail d’élaboration, règlement et zonage, du P.L.U.
Le débat en conseil municipal et une réunion publique vont avoir lieu parce que la loi S.R.U les impose. Mais, nous pouvons nous demander à quoi sert la loi S.R.U. A quoi sert que le législateur impose aux collectivités de réfléchir à une vraie politique urbaine prospective et leur demande de la traduire dans un document synthétique, qu’on appelle Projet d’Aménagement et de Développement Durable ? En quoi est-ce utile que la loi S.R.U impose aux collectivités de mettre en place une véritable concertation ?
Il est vrai que nombreux sont les élus locaux à vouloir modifier la loi S.R.U. De la même façon que le Sénat a dernièrement rappelé à madame Boutin, ministre du logement, l’intérêt de cette loi, nous voulons, très modestement, Monsieur le maire de Bihorel, aller dans le même sens et vous inciter à appliquer cette grande loi d’aménagement du territoire, mais pas seulement en pratiquant un découpage du territoire communal à travers un zonage, mais pas seulement en proposant un programme foncier qui cherche à construire sur les dernières parcelles non bâties de la commune.
Depuis cette dernière réunion, une question me taraudait : quelles orientations aurions-nous mises en avant si nous avions été élus au printemps dernier ? Il m’a suffi de relire nos plaquettes de campagne pour commencer la rédaction de ce « contre PADD » !
Martine Laconde.
Constantin Dragasès
11 novembre 2008 à 10:08
Pour celles et ceux de 14-18: la Chanson de Craonne
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C’est nous les sacrifiés !
Quand au bout d’huit jours, le repos terminé,
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c’est bien fini, on en a assez,
Personn’ ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
On dit adieu aux civelots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s’en va là haut en baissant la tête…
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C’est nous les sacrifiés !
Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r’lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu’un qui s’avance,
C’est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe,
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes…
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C’est nous les sacrifiés !
C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c’est pas la mêm’ chose.
Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués,
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendr’ leurs biens, car nous n’avons rien,
Nous autr’s, les pauvr’s purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là.
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C’est nous les sacrifiés !
Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront,
Car c’est pour eux qu’on crève.
Mais c’est fini, car les troufions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l’plateau,
Car si vous voulez faire la guerre,
Payez-la de votre peau !
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C’est nous les sacrifiés !
Auteur(s) inconnu(s)
Brindavoine
12 novembre 2008 à 00:30
Sinon, il y a aussi ça :
http://www.amazon.fr/Paroles-Poilus-Lettres-carnets-1914-1918/dp/2290335347
DUV'S
18 décembre 2008 à 11:13
y ‘a pas à dire il a bien choisi son anonymat ce Con’stantin…