Le vendredi 16 mai 2008 est née l’association « Bihorel avec vous ». Nous étions un peu plus de trente Bihorellais, tout juste remis de la gueule de bois du lundi, combien, déjà ? Enfin c’était en mars et, il faut le reconnaître, nous avons tous connu de meilleurs lundis, sans ce goût de rat mort dans la bouche… C’est du moins l’idée que je m’en fais, car les rats, comme les grands-mères, je ne les mange que lorsqu’ils sont encore vivants, c’est plus tendre. Mais, n’en déplaise aux immenses démocrates qui ont mis en exergue nos rituels culinaires pour les recycler en argument de campagne, nous avions frôlé la victoire, et la défaite n’en était que plus indigeste. Définitivement, ce que mangent les gens devrait rester dans la sphère privée.
Gueule de bois, donc, en ce remarquable lundi (a+b)2 mars.
Pourtant, dans notre absolu démocratique, une défaite électorale ne devrait engendrer ni tristesse, ni désolation ni envie de voler des filets garnis… Perdre, finalement, est un droit chèrement acquis que nous devrons peut être, un petit soir, défendre, comme tout le reste, en battant de l’asphalte mal entretenu. Je m’étais fixé une contrainte quasi oulipienne en démarrant cette chronique : ne jamais citer le nom de notre Président de la République Française ; je constate que je suis déjà à quelques touches de l’échec cuisant, mais je m’accroche. Perdre, donc, mais sans tristesse car, non seulement l’exercice démocratique est nourrissant comme une belle brochette de muridés bien dodus, mais surtout : nous sommes en vie et, chaque jour, plus nombreux ! Le petit Yanis Djoubri-Michel du haut de ses 50 centimètres et fort de ses 3,410 kg ne nous contredira pas, du moins, pas encore… Attention, tout de même, Yanis : en naissant un 21 avril, quelques « gauchistes » qui votèrent contrariés, il y a 6 ans, pourraient voir en cette date l’expression de ta toute première provocation !…
Nous étions donc une tablée de gastronomes et nous avons fondé une association aux objets multiples, ambitieux et – nous l’espérons – conviviaux.
Ce vendredi 16 mai, nous étions une majorité, parmi les membres fondateurs, à être issus de la liste qui s’est présentée, cet hiver, au suffrage des Bihorellais. Logique. Nos six élus se sont retrouvés membres du Conseil d’Administration, 11 autres personnes les ont rejoints et se sont réparti les diverses responsabilités, la présidence, la trésorerie, le secrétariat, ainsi que la direction de différents groupes de travail. Quelques personnes, séduites par la campagne ou simplement désireuses de s’impliquer dans la vie associative nous ont rejoints. Saluons notre secrétaire, Jean-Christophe Chatelain, qui s’est levé un matin, transpirant et hurlant : « deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche ! »… Bienvenue, Jean-Christophe.
Un résumé de tout cela se trouvera bientôt en ligne, quant aux thèmes ils évolueront en fonction de celles et ceux qui souhaiteront durablement s’impliquer dans le laboratoire. Le problème n’est pas là. Ah, oui, je n’ai pas encore pris le temps de vous exposer le problème. C’est une erreur basique car fixer l’enjeu, dès les premières lignes, permet naturellement de ferrer le lecteur, de le tenir en haleine, cerveau disponible, coca cola décapsulé, jusqu’à la délivrance du message principal. Par exemple : dans six ans votez pour nous et les colis confisqués aux grands-mères seront équitablement répartis dans l’ensemble des foyers bihorellais de gauche par des commissaires politiques issus du monde associatif. Ou autre.
L’enjeu, donc, lié à la création de cette association sera d’y rencontrer la population bihorellaise dans sa diversité idéologique, ceux qui nous ont fait confiance cette année, ceux qui ont préféré reconduire monsieur le Maire dans ses responsabilités et surtout tous ceux qui ne se sont pas déplacés.
Il faudra aussi aller à la rencontre des électeurs de monsieur Ravenel… Tiens, au fait, nous avions esquissé des promesses de rendez-vous au cours la dernière semaine de campagne, quand nous avions découvert, effrayés, que l’opposition pouvaient être un choix plutôt qu’un droit chèrement acquis… J’ai recroisé peu de colistiers de monsieur Ravenel depuis la défaite. Maintenant que me voilà Président de l’association “Bihorel avec vous”, je vais avoir les coudées franches pour aller discuter « opposition choisie » avec qui le souhaitera. Ah, zut, je n’avais pas encore écrit que j’ai, vendredi soir, été élu Président de l’association Bihorel avec vous. Décidément, il était dit que rien ne fonctionnerait correctement dans cette chronique. En tant que Président, je ne promets pas de publier un bilan de santé régulier, mais je m’engage à éditer un bilan annuel de nos observations de l’action communale. C’est plus réaliste. Ce document, nous le distribuerons à l’ensemble de la population. Nous le compléterons de propositions allant, selon nous, dans l’intérêt de la commune. Nous y compilerons nos articles publiés durant l’année sur notre blog. Le blog, donc, dont l’adresse reste inchangée et où nous invitons le maximum de Bihorellais à venir s’exprimer. Comme au plus beau temps de la campagne où nous croisions le fer avec Pascal Houbron sur son propre Blog et avec quelque guerrier byzantin en quête d’absolu sur le nôtre, Internet reste un forum public qui, s’il n’est pas accessible à toute la population, n’est est pas moins d’une gratuité vitale pour une petite association sans autres ressources que les cotisations de ses adhérents. 10 euros la carte, jeunes gens ! Plus vous serez, plus nous ferons !
En attendant Constantin Dragasès, donc, qui nous manque un peu, il faut le reconnaître, certains soirs au clair de Lune… Où êtes-vous, Constantin ? Où en êtes-vous ? Reviendrez-vous nous expliquer comment Bihorel va mieux depuis que le désir d’opposition d’un seul homme a interdit la victoire d’une équipe ? Reviendrez-vous nous livrer votre analyse des raisons profondes de notre défaite ? Nous trépignons.
Où en êtes-vous, jeunes gens dynamiques de la liste de monsieur Ravenel ? Serez-vous présents pour essayer de sauver la 7e classe de l’école Raymond Larpin, le samedi 31 mai ? Signerez-vous au moins la pétition qui circule devant les écoles ? Viendrez-vous en citoyen ou en représentant de la liste qui voulait construire une alternative apolitique ?
A moins que l’alliance des mécontents et de la maison Modem en mode furtif n’ait déjà implosé sous le coup du sentiment du devoir accompli ? Ou bien que certains locataires aient laissé couler l’eau du bain centriste avant de reprendre leur sieste ? Alors dans ce cas, restons bien à l’affût, car les rats ne tarderont à quitter le navire… Festin !
FDuval
ETIAM MORTUUS REDEO
27 May 2008 à 6:35 pm
ETIAM MORTUUS REDEO (J.P.C, 1939 après JC - )
Que de changements en un peu plus de soixante jours. Nous avions quitté le lundi 17 mars des bobos aux mines piteuses (1) et nous retrouvons en mai des justes à la plume remplie de joie par l’espérance!
Quelle grâce a donc reçue le nanocosme des post révolutionnaires bihorellais ?
Se sentiraient-ils plus légers depuis l’abandon par le P.S dans sa déclaration d’intention du 16 avril 2008, des dogmes du grand soir et de la lutte des classes ?
Ou bien serait ce la perspective donnée par leur futur guide spirituel de pouvoir enfin faire leur « coming out » libéral?
Il est cocasse de constater que selon qu’il soit de gauche (la rive) ou de droite (toujours la rive) le post révolutionnaire ferme des écoles (Janine-Mahet à Sotteville les rouen, vingt élèves) ou bien s’offusque de leur fermeture (Corneille à Bihorel, dix élèves).
A Sotteville, on retrouve bien là le traditionnel pragmatisme des socialistes qui, lorsqu’ils sont aux responsabilités, ne manquent pas de rappeler au bon peuple la dure loi des réalités économiques.
A l’inverse, à Bihorel, douillettement installé dans le confort de l’opposition, le soldat Pétel et son fidèle maraîcher Taleb vont pouvoir six ans durant, enfourcher toutes les Rossinantes de la démagogie qui passeront par là.
Mais soyons à notre tour réaliste : il eût suffi que le résultat des municipales 2008 fût inversé pour qu’à Bihorel, Monsieur Pétel fût touché d’un réalisme gestionnaire très « Strauss-kahnien » et que Monsieur Houbron criât que c’est l’éducation et l’avenir de nos enfants qu’on assassine!
Dans votre plaidoyer en faveur de l’école Corneille, vous fîtes un oubli dans l’inventaire des services qui favoriseraient l’accueil de nouvelles familles avec de jeunes enfants :
- le service minimum, fort prisé lui aussi des familles.
S’ils ne font pas grand-chose, Houbron et son équipe de navets l’ont organisé à Coty.
Le 16 mars 2008, ce n’est pas le désir d’opposition d’un seul homme qui vous a interdit la victoire mais 60.31 % des bihorellais qui dans leur diversité d’opinions, vous ont renvoyé à vos lubies.
Vos boucs émissaires sont toujours les mêmes, ce qui laisse à penser que votre introspection n’a pas été suffisante et pourrait se résumer ainsi :
« oculos habent, et non videbunt ; aures habent, et non audient ».
Retournez sur le divan, vous pouvez mieux faire.
La liste Vive Bihorel ne s’est jamais prétendue apolitique mais sans étiquette et vous êtes, cher Président Duval, bien trop fin politicien pour ne pas avoir noté la différence.
Cette même liste qui selon vous aurait peut être déjà implosé. Ces rats qui quitteraient bientôt le navire et à l’affût desquels vous seriez déjà, seraient-ils les 565 électeurs de Vive Bihorel? Je les laisse apprécier vos comparaisons!
Ne rêvez pas, l’opposition institutionnalisée n’aura pas longtemps le monopole du terrain et plutôt qu’un festin, c’est plus sûrement une diète qui sous huitaine vous attend.
Constantin Dragasès
(1) À la relecture je m’aperçois qu’il y a là contrepèterie
duval fred
27 May 2008 à 10:49 pm
Moi aussi je suis content de vous revoir, Constantin.
Je note que vous avez bien remarqué que nous n’avons pas l’intention de passer les six prochaines années à nous lamenter.
C’est étrange, tout de même, votre dynamique sarcastique qui se base finalement toujours sur le même procédé : le procès d’intention.
Il était clairement inscrit à notre projet que nous n’aurions pas fermé l’école Corneille à la rentrée 2008. Démagogie si vous voulez, mais vous permettrez à nos lecteurs de juger par eux-même, n’est-ce pas ?
Bien, je passe sur Chevènement, pas ma tasse de thé, vraiment, et sur vos blagues homophobes (politiquement incorrectes, peut-être, mais homophobes, sûrement), on vous a connu meilleur, service minimum oblige, sans doute. Service minimum, tiens ! J’aime bien quand vous nous donnez des leçons de démagogie sur un arrière fond de « grande mesure » Sarkosyste, ça éclaire tellement le fond de votre pensée !
Revenons sur votre Ravenel et son opposition choisie.
Ne vous inquiétez ni pour nos yeux ni pour nos oreilles, nous avons bien compris que nous avons perdu.
Monsieur Ravenel n’est pas un bouc émissaire, il s’est associé à des gens du Modem qui n’avaient nulle intention de négocier avec nous et qui nous l’ont fait moult fois savoir. Moi, en termes choisis, et sans trop
de nuance, je vous l’accorde, j’appelle ça une liste qui était là pour nous faire perdre. Une fois encore, laissons nos lecteurs et futurs électeurs juger. Je notais, simplement, dans la chronique, que les centristes de monsieur Ravenel n’avaient pas beaucoup communiqué depuis le 17 mars. Peut-être ont-ils pris leur carte au Nouveau Centre et appliquent, depuis, un silence de réserve ? Vous qui m’avez l’air de tenir à les défendre, peut-être pourrez-vous nous livrer quelques infos ?
Par contre, là où vous vous trompez lourdement, cher monsieur Dragasès, c’est dans votre paragraphe suivant où il est question d’apolitisme. Vous l’avez vous-même noté, ma posture toute nouvelle de « Président »
m’oblige à une certaine rigueur sémantique. Je vous informe donc que, par exemple, dans son tract d’entre deux tours, la liste Ravenel se présentait « apolitique » je l’avais déjà fait remarquer et cela avait agacé son jeune représentant du Modem. Et pourtant, c’est ainsi, marqué noir sur blanc. Peut-être que toute la communication de monsieur Ravenel n’était pas centralisée au même endroit et que certaines relectures ne furent pas faites ? Ou bien les différents états-majors centristes «sans étiquette » se mélangèrent-ils les pinceaux, mais c’est ainsi, cela a été écrit, et je vous épargnerai l’humiliation du scanner , mais la copie sera à votre disposition, en cas de doute sur ma bonne foi.
Un petit mot, pour conclure, sur les rongeurs, aucune méchanceté de ma part, juste un peu d’humour noir, histoire de faire sortir le loup du bois et de me remettre au latin. Abusus non tollit usum, enfin ce genre
de choses.
FD.
Constantin Dragasès
30 May 2008 à 8:50 am
Président, j ai l’impression d’avoir contrarié votre soirée
Me voilà donc homophobe. Serait ce la contrepèterie ?
Je ne pense pas : on peut avoir une mine piteuse et être hétéro.
Le coming out alors ?
Monsieur Delanoë fit il y a quelques années la révélation publique (coming out) de son homosexualité. C’était son droit et son choix concernant sa vie privée se devait d’être respecté. Aujourd’hui il nous fait la révélation publique (coming out) de sa pensée libérale. Dont acte. Où voyez vous de l’homophobie là dedans?
Votre réaction m’inspire deux réflexions :
1) En travestissant mon propos en blague homophobe, vous évitez de répondre sur le fond. Je comprends l’embarras du sympathisant ou militant socialiste que vous êtes. Ce qui se dit être encore la gauche en ce début de XXIe siècle, passe son temps sur le plan des idées à courir après la droite : elle l’a fait sur l’insécurité puis sur la nation et aujourd’hui elle s’apprête à le faire sur le libéralisme.
2) Cela nous éclaire sur une de vos facettes. Prompt à ériger un tribunal de la morale et « rétrécisseur » de l’espace de la liberté d’expression. Avec votre « bien-pensance » Hara Kiri, Desproges ou Coluche feraient aujourd’hui l’objet de tous les procès en sorcellerie.
Vous voyez de l’homophobie là où il n’y en a pas, vous avez l’indignation facile mais comparer vos opposants politiques à des rats quittant le navire ne vous trouble pas.
D’ailleurs, il suffit de vous chauffer un peu pour que votre dédain s’exprime (« votre Ravenel »).
Si vos yeux et vos oreilles ont constaté votre défaite, assurément vos estomacs ne l’ont toujours pas digérée !
Constantin Dragasès
Ps : bien que n’étant pas comptable de la communication de la liste Vive Bihorel, après vérification il y eut bien un tract où le terme « apolitique » figurait. L’affiche et la profession de foi du 2ème tour étaient de toute façon sans équivoque « Liste sans Etiquette ». « Humiliation du scanner » cela m’en bouge une sans réveiller l’autre.
Bruno Maire
3 June 2008 à 10:54 am
Bonjour Constantin
Satisfait de vous lire de nouveau, même si vos premières contributions d’après élection me laissent un peu sur ma faim. (contrepètrie lue au minimum deux fois par an en page 7 du Canard, attaques peu intéressantes sur la « ligne ? » nationale du PS (vivement que vos déceptions de jeunesse soient totalement cicatrisées et que vous passiez à du constructif), citations diverses pour tester vos lecteurs (latin, pour Jacques Chirac dans la citation exacte le verbe n’était pas réveiller mais toucher, l’image est plus belle..), alignement décevant de votre part sur la démocratie des sondages concernant le service minimum (faites attention Constantin encore un effort et la démocratie participative vous guette…)
En plus vous nous y ajoutez une vieille pratique : l’amalgame ( très en vogue chez les vieux staliniens de la fin du siècle dernier…). Vous nous expliquez qu’au deuxième tour de l’élection municipale la liste « Bihorel avec vous » a obtenue 39,69%, donc par extension que 60,31% des votants auraient voté contre (totalement exact si l’on prend comme base de réflexion qu’aucun vote n’a été réalisé pour une liste mais tous contre Benoit Petel…c’est mon ami mais je trouve que vous allez trop loin, pensez que lors de cette élection il était avec sa liste le seul déterminant des votes est vraiment injuste pour les autres et leurs programmes ), et lorsque vous nous parlez du score de la liste de monsieur Ravenel vous nous parlez de 565 voix…score du premier tour oubliant les 153 voix évaporées entre le premier et le second tour (résultat 412 voix). Mais peut être que pour la « démonstration » de la bonne stratégie de cette liste, la perte de 27% de ses électeurs entre les deux tours n’était pas un argument à mettre en évidence…
Pour ce qui est des mots et qualificatifs je prend tout d’un bloc aussi bien « votre Ravenel » que « le maraîcher Taleb »….
J’attend donc vos prochaines contributions afin de valider l’efficacité et les propositions de l’opposition centriste, apolitique, sans étiquette de monsieur Ravenel et de ses colistiers du Modem (selon leurs propres affirmations d’entre deux tours, je ne fais pas de procès). Mon peu d’expérience politique m’a tout de même toujours permis de valider qu’un candidat apolitique ou sans étiquette était toujours au final de droite, être de gauche c’est beaucoup de défauts (vous nous le démontrez à longueur de contributions) mais peut être une toute petite qualité « ne pas se présenter masquer » en gros, assumer son positionnement et ses idées (ou absence d’idées comme vous le voudrez….)
A bientôt sur ce blog.
BM
fred duval
3 June 2008 à 3:58 pm
Oh, Constantin, vous ne m’avez point contrarié, j’étais même bien content de recevoir de vos nouvelles, ce blog ayant quelques lecteurs mais peu de contributeurs, votre retour m’a – sincèrement – mis en joie.
Bon, que vous dire… Oui, je persiste, j’ai trouvé votre blague sur le « coming out » libéral, basé sur un vieux fond homophobe, du même ressort, d’ailleurs que votre promptitude à amalgamer les membres de la liste « Bihorel avec vous » avec les bobos du canal Saint Martin. Rien de bien grave, mais, je vous l’ai dit, on vous a lu meilleur, moins facile. Et ce n’est pas faire injure à la liberté d’expression que de vous le faire remarquer. Vous évoquez de grands humoristes et vous me trouvez bien pensant… Hum, mais vous n’êtes ni Coluche, ni Desproges, Constantin et, comme l’a si bien dit le grand homme : on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui ! A moins que votre avatar (je n’ai pas écrit pseudo) « Constantin Dragasès » n’entame une carrière d’humoriste sur le net via Myspace ou la blogosphère, que sais-je, et dans ce cas, d’accord, nous sommes prévenus et nous vous lirons désormais à travers le filtre de la blague potache. Ainsi nous rirons sans arrière pensée castratrice de vos références machistes (si ma mémoire est bonne « le Chi » en avait une qui avait bougé sans toucher l’autre, après le renvoi de 8 femmes du gouvernement Juppé 1…) Je suis taquin. Bref, merci en tout cas de reconnaître que je n’abuse pas le lecteur électeur en évoquant le « dérapage » apolitique de la communication de M. Ravenel. Je n’estime pas me montrer dédaigneux en utilisant la formule « votre Ravenel » tant, parfois, vous semblez en être entiché, et prompt à le défendre, coûte que coûte, tel un certain Orgon et son Tartuffe, que le « votre Ravenel » m’a échappé, désolé, je suis un peu “Tartuffié” ces derniers temps.
Revenons, donc, à votre réflexion première : la gauche, le libéralisme, les socialistes qui courent après la droite etc.
Honnêtement, je ne suis pas super documenté sur l’historique du P.S et de l’économie de marché et puis j’ai un peu la flemme de replonger là dedans, et je suis certains que des amis du parti socialiste se feront une joie de venir ici nous préciser tout ça, mais j’ai quand même l’impression que le PS n’a pas attendu M. Delanoé pour rompre avec certaines idées, et accepter l’économie de marché, non ? Là, je trouve que vous nous sortez l’arsenal réactionnaire, où, quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, quel que soit son candidat, le Parti Socialiste est et sera le mouvement à abattre… Le pire, c’est que je vous trouve assez cohérent puisque je ne dis pas autre chose depuis quelques mois : la liste de Messieurs Ravenel et Barthet que vous défendez depuis les premiers pixels de ce blog était là pour nous faire perdre.
F. Duval
1 July 2008 à 4:19 pm
Question à Constantin
Cher Constantin,
Je vous cite, le 27 mai :
“Ne rêvez pas, l’opposition institutionnalisée n’aura pas longtemps le monopole du terrain et plutôt qu’un festin, c’est plus sûrement une diète qui sous huitaine vous attend.”
Bon, en lisant un peu à travers vos lignes, nous étions quelques-uns à nous attendre à voir « sous huitaine » surgir de terre une nouvelle association toute fraîche dont le but serait de prolonger l’action de la liste de M. Ravenel aux municipales … Alors, nous avons tendu un peu l’oreille, commères que nous sommes, et, au marché, ici et là, quelques carotte et quelques navets ont bien témoigné qu’entre deux salades, Bihorel était en phase de compte à rebours, voire de courte finale au niveau de la “Ravenelisation”…
1 juillet, sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
- Ben, nan… Pourtant les tomates cerises étaient formelles, un tuyau d’arrosage de première main !… J’aurais mieux fait d’écouter le kilo de patates…
Bref, Constantin, vous qui fréquentez le milieu, le grand tout, le jardin, bref, le centre sans étiquette, est-ce que vous nous confirmez que le décollage de l’association “J’aime Bihorel” est reporté ? Si c’est pour septembre, ce sera comme les comités de quartier de monsieur le Maire. Vous pourriez faire publicité commune, au prix du papier et vu les difficultés de financement que ça représente, une telle asso (nous sommes placés pour le savoir) ça vous ferait faire des économie, et il vous doit bien ça !
Bref, visiblement, il y a du retard à l’allumage, peut-être aussi faut-il laisser le temps au temps, écouter pousser les salades, profiter de la retraite ?
Dites-nous, soyez chic !
FD
Constantin Dragasès
2 July 2008 à 12:13 pm
Bonjour les Libéraux,
Seriez vous en manque de « contribution » pour souhaiter à ce point la mienne ? Les socialistes sur le plan national m’ont paru plutôt féconds ces temps ci dans ce domaine à défaut de l’être dans celui des idées et dans leur rôle d’opposants.
Le fil est un peu gros, mais bon je vais encore mordre à votre hameçon et répondre à votre billet inspiré par Arcimboldo. Ce sera uniquement pour vous être agréable. Cependant ne vous illusionnez pas, cela ne fonctionnera pas à chaque fois. Il n’y a pas que la politique et Bihorel dans la vie et je vous avouerai que ces temps ci Clochemerle m’ennuie un peu.
Voilà à peine deux mois que vous êtes Président et c’est déjà le bazar dans vos archives.
« J’aime Bihorel ». Enfin ! On croirait que vous n’avez pas suivi les municipales à Bihorel. « J’aime Bihorel » c’était Maurice le plagiaire !
Allez Président Duval, profitez des vacances pour trouver un système d’archivage digne de vos ambitions.
Et puis voyez vous, il va vous falloir tenir six ans. Prenez garde de ne pas vous essouffler au risque parfois, comme ces dernières semaines, d’avoir créé de l’actualité là où il n’y en avait pas.
Non vraiment le centre ce n’est pas ma tasse de thé. Je n’aime pas les robinets d’eau tiède ni le vin rosé. Pas plus que la démocratie participative. Nombre de mes Professeurs (je n’utilise pas le terme « enseignant » et je l’écris avec un « P » majuscule) étaient des autogestionnaires L’autogestion, cela avait une autre allure!
En matière de financement, en tant que socialiste vous pourriez faire le malin si votre parti ne s’était pas fait prendre les doigts dans le pot de confiture.
Votre association socialiste ne trouve pas de mécène?
Je vais vous donner deux tuyaux:
- montez un bureau d’études (ne l’appelez pas Urba, le nom a déjà été utilisé).
- plus moderne, sollicitez Veolia ou Dalkia. Avec le nombre de marchés publics que l’Agglo socialiste, le département socialiste 76 et la région socialiste Haute Normandie leur « confient », ils vous doivent bien cela.
Sinon votre blog m’a paru un peu atone ces temps ci. J’ai frémi d’excitation un instant en voyant le pseudo « Raoul Volfoni » mais sa contribution m’a laissé sur ma faim.
Peut mieux faire?
Je vous ai beaucoup admiré à ramer dans votre tentative d’explication du vote socialiste au conseil municipal sur le dossier Larpin / Corneille. Si j’ai bien compris il n’y avait pas tromperie de parents d’élèves. C’était donc bien un bizutage. Bon, courage, vous avez encore presque six ans pour paraître crédible.
En forme de conclusion et en attendant septembre, j’ai envie, Président de vous donner des devoirs de vacances.
Demandez à vos amis du parti socialiste, puisqu’ils s’en feront une joie, de vous expliquer la différence entre économie de marché et libéralisme.
Peut être cela pourrait être utilement complété par quelques cours d’histoire politique du PS.
Celle où vos aînés socialistes se noyèrent dans les eaux troubles du paradigme économique pour ressusciter en « social traître ». Votre flemme à vous y replonger serait elle une fausse barbe ?
Je vous souhaite de bonnes et studieuses vacances.
Constantin Dragasès
F. Duval
3 July 2008 à 3:58 pm
Au temps pour moi ! Enfin, au delà de mon mélange de pinceaux, je note que vous n’avez aucune information à nous donner sur l’association « Vive Bihorel ». Dommage, sous huitaine, nous boirons donc, seuls (j’entends, entre sociaux traitres) , la bouteille réservée pour fêter sa création.
Ce blog manque de contributeurs, comme vous avez raison, mais nous sommes lus, et c’est déjà bien, vous savez. Beaucoup de gens ont encore de l’appréhension à écrire sur l’Internet, les choses évoluent doucement, je pense que nous aurons quelques passages assez intéressant aux alentours des prochaines échéances électorales. En attendant, je déplore qu’aucun supporter de notre maire à tous n’ai daigné franchir notre seuil virtuel, même durant la campagne… C’est dommage, parler, téléphoner quand il y a un problème, cela leur éviterait peut être d’avoir à décoller nos affiches…
Je n’ai pas compris : “Maurice le plagiaire” ?
Vous écrivez que notre opération visant à protester contre l’attitude de la municipalité vis à vis du droit d’expression de l’opposition était basée sur du rien. C’est aussi ce que monsieur le Maire a dit lors du Conseil Municipal…
Ainsi, selon vous, une opposition constructive aurait mieux fait d’organiser une descente dans le bureau de la com municipale pour réclamer son dû ? Où donc avez-vous observé ces pratiques démocratiques ? Du côté de Deadwood, peut être ? J’entends bien, Constantin, votre logique de maître d’arme, ou de puncheur si je m’en tiens aux derniers indices semés à l’intention de mes camarades investigateurs du réel, mais vous devez bien admettre que notre rôle d’opposant n’est pas d’aller « faire notre loi » dans les officines municipales, mais d’informer l’ensemble des Bihorellais des dysfonctionnements des dites officines avant de proposer publiquement, lors du conseil municipal par exemple, des mesures pour que les choses changent. Honnêtement, je suis assez d’accord avec vous, un bon coup de gueule à la com nous aurait certainement épargné une soirée de collage, plusieurs matinées de diffusion de tract, la rédaction d’un courrier, la prise de contact avec les deux autres listes d’opposition, mais que faite-vous des Bihorellais, dans l’histoire ? N’ont-ils pas de droit de lire ou d’entendre notre avis, puis celui de monsieur le Maire pour se faire leur opinion ?
Raoul Volfoni est un vieux compagnon de schizophrénie, il n’est hélas capable que de citer du Audiard…
Merci pour les devoirs de vacances, vous savez, il y a cette fameuse phrase attribuée à Churchill sur la démocratie, la pire forme de gouvernement, à part toutes les autres qui ont déjà été essayée… Je pense un peu ça du PS, moi, par rapport au reste de l’offre… Ca agace « un peu, beaucoup, passionnément » quelques uns de mes amis, mais j’assume plutôt bien, certains partent même encore en vacances en ma compagnie et sont – croyez-moi – toujours prompt à m’épauler dans quelque révision de bon aloi.
Je botte en touche sur le financement, c’est naze vos allusions aux années 80, encore un peu et vous allez nous sortir un inédit de Nanard Tapie ! Et puis nos comptes et financements seront publics, pas de souci. J’entends bien que vous nous taquinez et que vous ne nous soupçonnez pas d’être malhonnête, évidemment. Quant aux marchés publics actuels, l’eau, l’énergie, j’en parle beaucoup dans mes albums de bande dessinée, vous savez, mais j’extrapole puisque je fais dans la science fiction.
Bien, je crois qu’on a fait le tour, je vous ai senti tout de même un peu las, Clochemerle vous ennuie, il n’y a pas que la politique dans la vie… Bihorel non plus… Oh, vous êtes fatigué. Passez de bonnes vacances, Constantin et revenez-nous en forme !
F.D.
P. S. : de votre lieu de villégiature, vous pouvez nous envoyer une petite carte postale ou – mieux – une photo de vous, visage caché, torse nu, bronzage cote de maille ! Nous publierons.
Constantin Dragasès
4 July 2008 à 10:31 am
Pour vos archives : « J’aime Bihorel », fut le nom que le CCVPN (époque JC. Ravenel) donna à sa campagne contre le projet de fusion Rouen/Bihorel. Quelques centaines d’autocollants « J’aime Bihorel » (signé ccvpn) furent imprimés sur fond jaune fluo et calligraphie rouge « pétant ». Ils furent distribués lors du mémorable conseil municipal qui vit le Maire mis en minorité sur son projet de fusion (moment délicieux malheureusement resté sans suite…). Plusieurs dizaines de Bihorellaises et Bihorellais circulèrent avec cet autocollant sur leurs voitures. Le ccvpn n’avait malheureusement pas déposé le slogan.
Maurice n’a eu qu’à se baisser pour le ramasser.
Concernant la cotte de mailles, c’est assez ajouré même si c’est moins « respirant » qu’un vêtement technique de running. Certes son port pénalise les performances en natation et se révèle d’un entretien très délicat lors de contacts avec l’eau salée. Cependant, elle est d’une élégance supérieure au « marcel » et est d’un accord parfait couleur/matière avec les boules de pétanque.
Promis, si je suis élu « Monsieur Plage » au camping de Constantinople les flots, je vous envoie la photo