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Après la séance du 21 mars, consacrée à l’élection du maire de Bihorel, le 7 avril les affaires plus sérieuses commençaient pour le conseil municipal : mise en place des commissions, représentation dans les instances intercommunales par vote à main levée demandé par le maire. Puis, délégations accordées au maire de la commune. Et alors… et alors…

Et bien : changement de ton !

Il se trouve que le maire peut se voir déléguer, pour une plus grande efficacité de la gestion municipale, la signature d’un certain nombre d’engagements.

Vous allez dire : lesquels ?

Et bien, entre autres, le droit de préemption dont on a tant parlé pendant la campagne. Une circulaire du ministère de l’Intérieur rappelle que certaines de ces délégations doivent être limitées par le conseil. Mais le maire a oublié ces limites dans sa proposition de délibération. Certains conseillers de la liste Bihorel avec vous lui en font la remarque. Notre maire n’aime pas, se fâche et fait voter cette motion à la majorité, bien entendu, c’est à dire 21 conseillers sur 29, en fixant, avec un mépris rare pour l’esprit et le texte de la Loi, la limite à 10 millions d’euros !

Réflexion faite, pour ne pas avoir de problème avec la préfecture, nouvelle convocation du conseil municipal pour mardi prochain, 22 avril.

Convocation transmise le 16, il doit y avoir urgence…

Que retrouve-t-on dans l’ordre du jour ? Les élections des représentants de la commune dans les organismes extérieurs dont on pensait qu’elles avaient été réalisées le 7 avril ! Elles devraient maintenant avoir lieu à bulletin secret, nous dit-on, information donnée par la préfecture.

Il y aura également à nouveau le vote des fameuses délégations pour lesquelles l’article L.2122-22 du code général des collectivités territoriales ne prévoirait aucune limite, selon monsieur le maire, « jurisprudence » à l’appui.

S’il ne s’agissait pas de la gestion de notre commune, cette querelle juridique pourrait prêter à sourire : bataille entre arrêt de jurisprudence d’un côté et textes législatifs de l’autre.

Pourquoi ne pas simplement appliquer les règles de droit dans l’intérêt commun des habitants ?

Est-ce dans notre intérêt que le conseil signe un chèque en blanc au maire, surtout pour des sujets sensibles ?

Lors du prochain conseil, un autre sujet sera à débattre, et là, on ne sourit plus : suppression de classe à l’école maternelle Corneille, transfert des élèves à Coty, problème d’effectif à Larpin. Quelle sera l’attitude du conseil ?

N’hésitez pas à venir mardi 22 avril à 20h30 : le conseil municipal est un lieu de débat et de prises de décisions ouvert au public.

Annick Bonneau, Guillaume Avisse.