Semaine du 3 au 9 mars  2008

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Dès le premier tour : votons à gauche !

Dimanche prochain vous voterez pour le premier tour des élections municipales 2008.

Pour la première fois, en un siècle d’existence, la ville de Bihorel a une chance de changer de couleur politique.

En décembre, nous avons ouvert cette campagne par une opération citoyenne : une Marianne appelant les Bihorellais à s’inscrire sur les listes électorales. Nous bouclerons cette campagne de premier tour par une autre Marianne, à vélo, engagée, tournée vers l’avenir et qui appellera, cette fois, les Bihorellais à voter !

Car la clef de ce scrutin est bien là : sans une mobilisation exceptionnelle des habitants, la droite conservatrice conservera la ville et poursuivra sa politique de repli sur soi. Ne vous y trompez pas, même si « le marché » semble dire que “les carottes sont cuites” pour monsieur le Maire et que « la gauche va tout rafler », restez mobilisés, sinon une triste déconfiture vous attend le 16 mars au soir. Nous entendons beaucoup de compliments sur notre projet et sur notre engagement dans la campagne, parfois de la part de rusés renards, parfois de la part d’habitants qui attendent avec beaucoup d’espoir que la ville change et les prenne enfin en considération. Mais le meilleur projet du monde et la meilleure volonté planétaire ne sont rien sans la validation des citoyens électeurs, et c’est très bien ainsi.

Cette semaine, nous poursuivrons notre parcours, par un thème majeur, celui du « lien social ».

Thème transversal, s’il en est, car de social nous aurons finalement parlé pendant toute notre campagne. De l’urbanisme à l’échelle humaine jusqu’au projet culturel pour tous en passant par la nécessaire modernisation de la gestion de la ville, toute notre ambition s’articule autour des habitants, de tous les habitants. La concertation qui sera mise en place dans les mois à venir en sera le symbole et l’expression.

Cette campagne, à la mi-décembre, nous l’avons entamée par 9 soirs de présence extérieure au Plateau des Provinces devant des habitants au départ dubitatifs, se demandant ce que nous avions bien à leur « vendre ». Les membres de notre liste qui habitent le Plateau des Provinces avaient bien expliqué, dans les premières réunions, à ceux du vieux Bihorel, que l’attente était immense mais qu’il faudrait tout reprendre à zéro avec des habitants qui ne croient plus en la politique. L’été dernier, un habitant, qui se reconnaîtra en lisant ces lignes, avait même mis, gentiment, Benoit Pétel au défi de venir parler aux habitants du plateau lors des « municipales ». Cet habitant était là au premier soir de nos permanences et nous le saluons. Petit à petit, ces permanences sont devenues rencontres et les langues se sont déliées, nous avons écouté, nous avons planché et nous avons proposé. Ceux qui ont ouvert leur cœur et nous ont donné une chance et une écoute savent bien maintenant que nous ne sommes pas la listes des « bobos » comme on aime le dire avec condescendance et art de la réduction, du côté de l’hôtel de ville. Il faut bien être remarquable en quelque chose…

Aujourd’hui, au Plateau des Provinces, lors des éclaircies, les bonjours nous sont envoyés depuis les fenêtres, accompagnés de sourires qui nous disent à chaque fois qu’il ne faudra pas décevoir.

Mardi 4 mars à 18h30 nous bouclerons nos réunions publiques de premier tour à la salle Robert Boisson, au centre de ce Plateau des Provinces, en présence d’Yvon Robert, vice-président du Conseil Général chargé des solidarités.

Une autre boucle qui se bouclera. Oui, avec Yvon Robert, Didier Marie et Laurent Fabius, c’est bien la politique que nous avons ramenée dans ce quartier. Et nous en sommes fiers.

Cette campagne, nous l’avons voulue proche des gens de tous les quartiers en organisant des soirées de discussion en petit comité chez les habitants. Pas évidentes à faire accepter au départ, ces rencontres se sont révélées capitales et humainement passionnantes. Merci à tous ceux qui nous ont ouvert leur porte. Merci aux invités attentifs et curieux qui sont restés tard, souvent, à écouter l’intarissable Benoit.

Cette campagne, nous l’avons organisée sur tout un trimestre, ce numéro 12 de l’Electro-Hebdo en témoigne. Durant ces trois mois, nous avons édité plus de documents que toutes les autres listes réunies, organisé 12 ( ! ) réunions publiques et, malgré tout, nous avons le sentiment de ne pas en avoir fait assez. Le maximum, sûrement, mais tant de choses resteraient à aborder, au Domaine du Chapitre, notamment.
Nous espérons, toutefois, avoir été compris sur le point essentiel :

que vous habitiez le Chapitre, le Plateau des Provinces ou le vieux Bihorel, le dialogue est ouvert. Alors, dimanche, à vous de jouer !

F. D.