10 axes en 10 semaines. Semaine 05 : une ville Unie par un urbanisme cohérent

Le point

Dans 6 semaines, se déroulera le premier tour des élections municipales. A Bihorel, peut être un peu plus qu’ailleurs, la question de l’urbanisme est au cœur du débat. Le premier mandat de l’équipe de Pascal Houbron se solde en effet par un imbroglio autour du projet de construction d’un centre commercial au Chapitre et beaucoup d’interrogations des habitants sur les projets (ou non projets) autour de la place de l’Eglise, de la rue Caron, de l’hippodrome et de l’aménagement du plateau des provinces.

L’équipe « Bihorel avec vous » fera des propositions très concrètes lors de la soirée du 31 janvier au foyer municipal et dans le document de campagne qui sera distribué début février. Nous y parlerons avant tout de méthode. Car nous voulons particulièrement souligner une chose : il ne faut pas confondre urbanisme et immobilier. L’urbanisme se pose la question du devenir de la ville dans sa globalité et, avant même de dessiner des volumes, il intègre toutes les composantes de la vie quotidienne des habitants : emploi, éducation, santé, droit… L’objectif n’est plus seulement d’intervenir sur le bâti mais de créer, recréer, conforter du lien social. L’immobilier, lui, consiste à construire le bâtiment le plus rentable possible pour en tirer le plus gros profit. Les deux ne sont pas totalement incompatibles, on peut envisager des aménagements qui redonneront du dynamisme à la ville, tout en étant accepté par les habitants. Encore faut-il avoir la volonté de mettre en place une concertation avec la population avant de s’engager sur quoi que ce soit. Ce n’est pas ce qu’a fait Pascal Houbron avant le montage improbable du projet et futur imbroglio du Chapitre tout comme lors du projet (heureusement rejeté par une courte majorité de conseillers municipaux) de fusion avec la ville de Rouen.

Jeudi 31 janvier à 20 h 30

Réunion publique au foyer municipal : quel urbanisme pour Bihorel ?

Valérie Fourneyron, députée de Rouen, sera l’invitée du débat public en tant que marraine de notre liste dont nous présenterons tous les membres à la presse. Elle sera également présente en tant qu’ancienne habitante de Bihorel, opposée à la fusion avec la ville de Rouen.

A la recherche d’un quartier perdu ?

Pascal Houbron, en souhaitant en 2005 la fusion de Bihorel avec la ville de Rouen, avait voulu, sans passer par la voie des urnes, faire de Pierre Albertini le nouveau maire d’un Bihorel redevenu simple quartier (il y a plus de cent ans, Bihorel était un quartier de Bois-Guillaume).

C’est en tant que député de Rouen et Conseiller Général de Seine-Maritime que Valérie Fourneyron viendra soutenir notre liste lors de cette soirée et il n’y sera pas question de fusion, mais bien de bonnes relations entre voisins.

Si la fusion eût été une erreur et un retour en arrière pour Bihorel, il est par contre incroyable que sur certains dossiers comme celui de l’avenue des Canadiens/ Texier, une étroite collaboration entre les communes de Rouen et Bihorel n’ait jamais été réellement initiée ! Elle sera à l’avenir souhaitable voire nécessaire. Comment, en effet, retraiter l’urbanisme de certains axes routiers sans considérer leurs deux côtés, l’un rouennais, l’autre bihorellais ? Trop tôt pour ouvrir les agendas, mais prenons date au moins sur la nécessité de dialoguer.

Le temps du dialogue retrouvé

La réunion publique du 31 janvier sera un des temps forts de notre campagne, et s’articulera autour d’une question centrale : quel urbanisme pour Bihorel ?

Les inquiétudes des Bihorellais étaient perceptibles il y a quelques semaines lors de la réunion assez tendue organisée par Monsieur le Maire autour du projet d’un Plan Local d’Urbanisme à Bihorel.

Cette soirée, que nous souhaitons conviviale et studieuse, a pour vocation principale d’exposer aux Bihorellais notre vision d’un urbanisme concerté, approprié, apaisé.

Cela ne nous interdira pas d’y produire un certain nombre de documents qui pourront prouver que les inquiétudes ne sont pas, comme l’a encore prétendu Monsieur le Maire lors de la soirée des vœux aux associations, issues de simples et perfides rumeurs. La rumeur est effectivement une pratique calomnieuse totalement immonde et notre liste condamne sa pratique avec force.

Mais, en revanche, les déclarations faites en conseil municipal, il faut les assumer, ne serait-ce que pour la clarté et l’honnêteté du débat.